Dysfonctionnement dans les médias publics

Le ministère de la Communication et des Relations avec le parlement a tenu, le jeudi 5 septembre 2019, à Ouagadougou, le premier Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année. L’amélioration du management des structures du département était le point-clé de la rencontre.

La thématique du premier Conseil d’administration du secteur mi-nistériel (CASEM) de l’année 2019 du ministère en charge de la communication a porté sur le : «Management et efficacité des structures». Le jeudi 5 septembre 2019, les acteurs se sont donné rendez-vous à Ouagadougou, pour évaluer les activités à mi-parcours du département et dégager les forces et les faiblesses. Le premier responsable, Rémis Fulgance Dandjinou, s’est dit déjà satisfait, car, à son avis, des acquis ont été engrangés dans certaines structures, à savoir l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC), la RTB, la direction des marchés publics, avec un fort taux de réalisation de plus de 50%. «La majeure partie du taux de réalisation dans d’autres structures sont moins de 20%, ou compris entre 20% et moins de 50%», a-t-il regretté. Il a noté que des activités ne sont pas exécutées en rapport avec le calendrier de mise en œuvre, ce qui est dû parfois à la lenteur dans le déblocage des fonds et au mouvement d’humeur de certains acteurs, mais des moyens, selon lui, peuvent être trouvés pour l’atteinte des résultats. Il a invité les directeurs des différentes structures à s’impliquer davantage pour mieux porter les programmes d’activités. M. Dandjinou a signifié qu’au cours de ce conseil, le mouvement d’humeur constaté au sein des médias publics, depuis un certain temps, ne sera pas occulté.
«Des informations seront données par les différents responsables des Etablissements publics de l’Etat (EPE) aux membres du CASEM par rapport à ce mouvement. Les discussions et les négociations entre les syndicats et le gouvernement vont également se poursuivre, pour trouver des solutions adéquates», a-t-il fait savoir. Pour le ministre Dandjinou, cette crise n’a que trop duré, à la fois en termes de préjudice porté à l’image des médias de service public, de service rendu au peuple burkinabè dans l’accès à l’information, au divertissement et à
l’éducation. A l’entendre, le retour normal du journal parlé de 19 heures à la Radio et celui de 20 heures à la Télévision, dépendra des journalistes. «En tant que ministre, j’appelle tous les travailleurs des médias publics à savoir raison garder, parce que la lutte est importante tout comme la préservation des acquis. Il faut trouver un juste milieu pour ne pas porter atteinte à l’honorabilité de ce média, qui reste tout de même le média national par excellence», a conclu le ministre Dandjinou.

Afsétou SAWADOGO

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