Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement et l’Agence française de développement ont signé, le mercredi 4 décembre 2019 à Ouagadougou, quatre conventions de financement de plusieurs secteurs à hauteur de 39 milliards F CFA.

L’Agence française de développement (AFD) met à la disposition du gouvernement burkinabè une enveloppe de 59,45 millions d’euros, soit environ 39 milliards F CFA pour le financement de projets et programmes dans la gouvernance économique et financière, l’enseignement et la formation technique et professionnelle, de l’éducation de base. A cet effet, quatre conventions ont été signées entre le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement et l’AFD, le mercredi 4 décembre 2019. La première, d’un montant de 19,68 milliards FCFA concerne une aide budgétaire triennale 2019-2021 de l’AFD au Burkina. Ce montant est décaissable en trois tranches annuelles et la deuxième convention octroie la tranche annuelle 2019.

La troisième est une contribution de la France au financement du Plan d’actions triennal 2018-2020 de la mise en œuvre de la politique nationale d’enseignement et de formation technique et professionnelle. Son montant s’élève à 6,56 milliards FCFA et s’inscrit dans le cadre de l’engagement de plusieurs partenaires pour accompagner l’exécutif burkinabè dans le domaine de l’éducation. La dernière convention, d’une valeur de 14,5 milliards FCFA vise à soutenir l’opérationnalisation du Plan sectoriel de l’éducation et de la formation (PSEF) dans le cadre du Partenariat mondial pour l’éducation (PME). « Au niveau de l’éducation, nous avons le Partenariat mondial pour l’éducation qui est une structure qui mobilise les ressources en faveur de l’éducation de base à travers un certain nombre de pays. Ces fonds sont mis à la disposition des pays bénéficiaires pour le développement du système éducatif. Pour l’exécution de ces ressources et le suivi, le partenariat choisit un agent partenaire qui est ici l’AFD », a expliqué le ministre de l’Education nationale de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Pr Stanislas Ouaro. Pour lui, ce suivi est important car il permet d’assurer une gestion saine et rigoureuse des fonds mis à la disposition de son département.

Selon le chargé d’affaires par intérim à l’ambassade de France au Burkina Faso, Dominique Delpuech, ces accords constituent une façon probante pour son pays de signifier qu’il est aux côtés du Burkina Faso. « Cet appui traduit la mise en œuvre d’une volonté politique du Président français, Emmanuel Macron exprimée, il y a deux ans lors de sa visite au Burkina en vue d’accompagner la jeunesse burkinabè», a-t-il soutenu.
Le ministre de la Jeunesse et de la Promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, Salifo Tiemtoré a traduit la reconnaissance du gouvernement burkinabè à « un partenaire dont la sollicitude et la disponibilité méritent d’être soulignée ». Selon lui, cette cérémonie de signature de conventions est la preuve que la France reste engagée dans sa politique d’accompagnement des efforts de développement du pays des Hommes intègres.

Joseph HARO

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