Des organisations socioprofessionnelles des transporteurs routiers du Burkina ont, au cours d’une conférence de presse, hier mardi 14 janvier 2020, à Ouagadougou, exigé du gouvernement, la tenue d’un congrès constitutif de la Faîtière unique des transporteurs routiers du Burkina (FUTRB). Elles prévoient une grève illimitée, si rien n’est fait.

Dix-neuf organisations socioprofessionnelles des transporteurs routiers du Burkina menacent d’aller en grève illimitée, ce mercredi 15 janvier 2020, à partir de minuit. Elles entendent exiger du gouvernement, qu’il facilite la tenue d’un congrès constitutif pour « officialiser » la Faîtière unique des transporteurs routiers du Burkina (FUTRB). En effet, ce regroupement de structures de transporteurs routiers l’a fait savoir, le mardi 14 janvier 2020, dans l’après-midi, à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse. Selon leur porte-parole, Bonaventure Kéré, des réunions ont été tenues pour l’aboutissement de la faîtière, un mémorandum a été signé et un protocole établi en accord avec le ministère en charge des transports. Mais, a-t-il ajouté, la tenue d’une assemblée pour mettre en place la FUTRB « piétine », compte tenu de ce qu’il a appelé « les tergiversations de leur département de tutelle ».

A l’entendre, le congrès avait été prévu pour se tenir les 7 et 8 septembre 2019, à Bobo Dioulasso, dans la région des Hauts-Bassins. Toutefois, à la veille de la rencontre, a déploré Bonaventure Kéré, un message émanant de la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM), confirmé plus tard par le ministre en charge des transports, l’a annulé. Et pourtant, aux dires du conférencier, la position sans littoral du Burkina Faso commande qu’il y ait un secteur de transport routier très efficace. Face à cette situation, M. Kéré et ses camarades ont dit ne pas comprendre l’attitude de l’exécutif, dans la gestion du fret. « Passé le délai du 15 janvier 2020, nous serons dans l’obligation d’observer un arrêt du trafic de tous nos produits à destination du Burkina Faso, les livraisons et le transport des voyageurs sur toute l’étendue du territoire jusqu’à la mise en place de notre faîtière, source d’espoir pour nous », a-t-il déclaré. Qu’est-ce qui retarde la tenue du congrès constitutif ? Est-ce que le blocage n’est pas dû aussi à l’attitude des chauffeurs routiers ?

Répondant à la première préoccupation, le conférencier a indiqué que c’est la présidence de la faîtière qui pose problème. Cependant, a-t-il renchéri, un consensus a été trouvé pour une alternance profitable à toutes les organisations membres. S’agissant de la deuxième question, Kéré a rassuré qu’il n’y a aucun couac entre les transporteurs et les chauffeurs routiers. Les professionnels des médias ont voulu également savoir pourquoi un problème entre les transporteurs routiers et le gouvernement va se déteindre sur les citoyens à travers une grève. Sur cette interrogation, le porte-voix des transporteurs routiers a laissé entendre que, pour une première fois, l’on devrait leur reconnaître cette légitimité afin que la FUTRB tant attendue voie le jour. La mise en place de cette faîtière a été recommandée par la Banque mondiale en accord avec l’exécutif pour une synergie d’actions dans l’univers des transports au Burkina Faso.

Boukary BONKOUNGOU

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.