Ecole nationale de sous-officiers d’active

La cérémonie officielle de fin de formation de la 11e promotion de l’Ecole nationale de sous-officiers d’active (ENSOA) s’est déroulée, le vendredi 24 juillet 2020, à Kamboinsin, au Nord de Ouagadougou. La cuvée 2018-2020, fort de 79 stagiaires, a été baptisée « Détermination ».

A l’issue de leur admission à l’Ecole nationale de sous-officiers d’active (ENSOA), le 24 novembre 2018, sur un effectif de 85 stagiaires, 79 dont une fille intègrent désormais la grande muette, après deux ans de formation militaire. Dans les rangs, se sont distingués le major de la promotion, Aristide Gamboué du Burkina Faso avec une moyenne de 15,44 et celui des pays amis, Mohamed Lamine Fall du Sénégal avec une moyenne de 15,28. Leur aptitude en général, à relever les défis sécuritaires, a été confirmée lors d’une cérémonie officielle de fin de formation, en présence du ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Moumina Chériff Sy, de la hiérarchie militaire, de parents et amis. L’évènement s’est déroulé sous le parrainage du colonel-major Vinta Somé, dans l’enceinte de l’ENSOA au camp militaire, Général Bila-Zagré, à Kamboinsin, le vendredi 24 juillet 2020. Conformément à la devise de leur école, « S’élever par le savoir et l’excellence pour servir », les stagiaires de la 11e promotion de l’ENSOA (66 Burkinabè et 13 ressortissants du Mali, Niger, Côte d’Ivoire, Sénégal, Tchad, Centrafrique et Togo) ont reçu leurs épaulettes de sergent avec pour nom de baptême « Détermination ». Selon le délégué de la promotion, Abdoul Rachid Ouédraogo, leur apprentissage a été jalonné de théorie et de pratiques en trois étapes. En effet, a-t-il expliqué, ils ont d’abord découvert les fondements du métier militaire, ses traditions, surtout celles propres à l’ENSOA et subi des défis physiques et moraux, le tout sanctionné par la présentation aux couleurs nationales, après trois mois. Ensuite, ce fut, a indiqué Abdoul Rachid Ouédraogo, la première année avec la consécration au statut de chefs d’équipe (caporaux) prêts et aptes à conduire une équipe de combat.
Enfin, a-t-il dit, la deuxième année a été marquée par l’octroi du diplôme de certificat d’aptitude n°2 (grade de sergent), suivi de stages (instruction sur le tir au combat, informatique, natation, secourisme, etc.) et des conférences.

Reconnaissance au commandement

« La 11e promotion est prête à servir, peu importe là où on l’appellera et à emprunter les sentiers de gloire tracés par ses illustres aînés », a lancé le délégué de la promotion au chef d’état-major général des armées, le général de brigade, Moïse Miningou. Le chef de bataillon, le commandant de l’ENSOA, Armand Michel Ouédraogo, a renchéri que les 79 élèves sous-officiers d’active (ESOA) sont compétents pour l’emploi de sous-officiers. Toutefois, il a exprimé la nécessité du rajeunissement et du renforcement de l’effectif du personnel, de la consolidation du parc automobile, de la réfection ou la construction de l’ENSOA «vieillissante » pour l’adapter aux effectifs du moment. «L’ENSOA se présente comme un outil essentiel du commandement dans la transmission des compétences du niveau des cadres de proximité des Forces armées nationales (FAN).
Il convient donc qu’elle soit redimensionnée en parfaite adéquation avec les ambitions du commandement mais aussi avec les exigences opérationnelles actuelles », a-t-il appuyé. Aux sortants, il a lancé un appel d’instruire leurs hommes en tant que bons chefs de groupe pour qu’ils aient confiance en eux au combat. Le commandant de l’ENSOA a, par ailleurs, été reconnaissant au commandement pour son soutien « sans faille » et à la Bank of Africa pour son appui aux meilleurs élèves. Aux dires du Chef d’état-major de l’armée de terre (CEMAT), le colonel Gilles Bationo, la COVID-19 n’a entamé en rien la détermination de bien conduire la formation à son terme. Il a rappelé aux nouveaux promus que le Burkina Faso attend beaucoup d’eux dans la lutte contre le terrorisme, tout en invitant les chefs militaires de la chaîne de commandement à les employer judicieusement. Il a demandé au parrain un accompagnement pour la bonification de la carrière de ses filleuls. Au début de la cérémonie, une minute de silence a été observée à la mémoire de deux stagiaires nationaux décédés lors de la formation.

Boukary
BONKOUNGOU

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