Les forçats

Entre les barres de fer qui traînent par terre et balancent en l’air, je flaire le danger
Entre les pointes et les lames venimeuses qui minent le plancher je suis piégé
Parfois d’indélicats maladroits se font mordre par des aiguilles empoisonnées
La blessure est une rature du quotidien, chaque éraflure est une aventure imprimée

Dommage, il n’y a pas d’âge pour être à l’ouvrage quand les enfants se prennent en charge
Dommage, il y a des mineurs fouineurs qui meurent de tumeur sous le poids des décharges
Ecoute la voix de la mine qui engloutit le souffle du fils unique du pauvre sans pépites
Regarde ces dents de lait briller à la lueur des étincelles de la forge en flamme qui crépite

Les mains nues, ils rabotent le bois et le doigt, ils croient que demain apportera plus de joie
Les yeux remplis de sommeil, ils veillent la nuit pour rêver des promesses qui se noient
Loin de l’enfance qui s’amuse, ils rivalisent de devoirs avec l’adulte imberbe qui se débine
Loin du chemin de l’école, ils se fraient un passage dans le sillage de …

Lire l’article dans Sidwaya numérique

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.