Lutte contre l’insécurité au Burkina : La Coopération suédoise et la FAO en tandem

La signature de l’avenant 2020 de l’accord de financement du projet OSRO/BKF/801/SWE entre la coopération suédoise et la représentation de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Burkina Faso est intervenue, le mercredi 7 octobre 2020, au siège de l’Union européenne à Ouagadougou.

Le Burkina Faso est en proie à des attaques terroristes causant des déplacés internes dans plusieurs localités du pays. A cela, s’ajoutent les changements climatiques et la crise de la pandémie du coronavirus. Ce sont ces raisons qui ont amené la représentation de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Burkina Faso, en collaboration avec la Coopération suédoise à planifier des activités devant assurer la sécurité alimentaire, la protection et l’amélioration des conditions des personnes vulnérables notamment celles affectées par l’insécurité et la COVID-19.

Les deux institutions ont signé, le mercredi 7 octobre 2020, au siège de l’Union européenne à Ouagadougou, l’avenant 2020 de l’accord de financement du projet OSRO/BKF/801/SW pour une prolongation jusqu’à décembre 2021. Ledit projet est une « réponse d’urgence et un appui à l’amélioration de la résilience des populations vulnérables dans les zones à risque au Burkina Faso », selon le représentant de la FAO au Burkina Faso, Dauda Sau. A l’écouter, le projet a été instauré depuis 2018 au pays des Hommes intègres et sera à terme cette année. Cependant, a-t-il dit, les nouveaux défis sont liés à la pandémie du coronavirus et les inondations avec ses lots de victimes et sinistrés.

A ce propos, il a souligné que la FAO, dans l’optique de consolider les actions en cours du projet, a sollicité et obtenu une augmentation budgétaire de plus de 3 milliards 744 millions F CFA (60 millions de couronnes suédoises). L’extension du projet, a affirmé M. Sau, permettra de toucher plus de 11 500 ménages. Et les activités prévues dans ce cadre sont particulièrement les transferts monétaires conditionnels et inconditionnels aux foyers pour la protection de leurs moyens d’existences et la reconstitution du capital de production agro-sylvicole au bénéfice de 6500 ménages.

Il a rappelé que le projet touche plusieurs secteurs. Pour le volet élevages, il a cité que de la période du 1er juin 2018 à nos jours, il y a eu, entre autres, la distribution de 7468 petits ruminants à 2461 ménages, 750 tonnes d’aliments pour bétail au profit de 5000 familles de pasteurs et agropasteurs. Du côté de l’agriculture, M. Sau a fait savoir que plus de 40 mille tonnes de semences vivrières et 280 tonnes d’engrais organiques ont été distribuées. Les résultats atteints sont positifs, selon le représentant de la FAO au Burkina Faso.

« Il y a eu une réduction significative des pertes de bétail liées aux maladies de 40% par rapport aux témoins non bénéficiaires. Et une augmentation du nombre moyen de repas consommés par ménage qui est passé d’un repas par jour en 2018 à trois repas », a-t-il relevé.

Quant au ministre suédois de la Coopération internationale pour le développement, Peter Erikson, il a souhaité que le projet soit au bénéfice des couches vulnérables de la population. A l’entendre, le projet est apprécié par les bénéficiaires et les acteurs étatiques. « A travers ce projet, les populations travailleront à être indépendantes », a-t-il dit.

Gaspard BAYALA
gaspardbayala87@gmail.com

 

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