Les à-côtés

Quand Roch Kaboré devient Roch « Compaoré »
Sa langue a fourché ! Cela arrive à tout le monde. Mais pour ce militant du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) de la province du Zoundwéogo, c’était au mauvais moment et au mauvais endroit. Pas si grave que cela, mais ce fut tout de même un « long » moment de gêne pour le quinquagénaire. Invité à s’exprimer au parloir, au nom de sa couche sociale, il avait pourtant bien débuté par un discours bruyamment applaudi à chaque pause. En voulant cependant appeler l’assistance à voter pour son champion, il s’est fourvoyé dans sa nomination, provoquant une hilarité générale. « Pour le développement de notre province, nous devons voter Roch Compaoré », a-t-il crié au micro, en combinant ainsi le prénom de l’actuel président du Faso au nom de l’ancien.

Le militant inaudible mais compris
Un militant du MPP Zoundwéogo au lancement de la campagne provinciale de son parti s’est fait remarquer lors de son allocution. Conviction, hargne, ferveur…tout dans son discours laissait transparaître sa détermination pour la réélection de son candidat sauf que son énergie débordait de trop. Ses paroles étaient presque indéchiffrables tant ses cris au micro les avaient rendues inaudibles. Qu’à cela ne tienne, ce dernier a poursuivi son speech jusqu’à la fin malgré les interpellations qui lui étaient constamment faites à l’oreille. Son attitude n’a pas semblé cependant déplaire à l’assistance qui l’accompagnait des salves d’applaudissements et de cris à chacune de ses pauses. Comme quoi, pour être compris, ce n’est pas seulement par les mots !

Au Zondoma, la campagne sort de sa timidité
A Gourcy, dans le Zondoma, la campagne pour l’élection présidentielle et les législatives du 22 novembre 2020 sort de la timidité observée depuis son ouverture. Dans la province, 27 partis politiques sont sur le départ pour solliciter les voix des électeurs. Pour la mobilisation des militants et sympathisants, les partis politiques sont sur le terrain à travers des meetings organisés çà et là dans les confins des villages pour la circonstance.

Fair-play parfait entre l’ADF/RDA et le MPPdans un village du Zondoma
Le vendredi 6 novembre dernier, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et l’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA) se sont retrouvés à la même heure à la place du marché de Bougnaam, village de la commune de Gourcy. Chacun des deux partis politiques avait un meeting programmé en ces lieux avec ses militants. Que faire ? Face à la situation, une entente parfaite a été trouvée entre les organisateurs. Ainsi, les meetings se sont déroulés l’un après l’autre, avec pratiquement les mêmes populations. Comme quoi les mentalités changent dans la compréhension du jeu politique par les différents acteurs.

Difficile respect des mesures- barrières
La campagne pour les présidentielle et législatives bat son plein depuis le 31 octobre dernier. Chaque candidat y va de sa stratégie pour conquérir l’électorat. Si certains ont opté pour l’organisation de meetings, d’autres, par contre, ont choisi de mener une campagne de proximité dans les marchés et autres lieux publics. Malheureusement, force est de constater que certaines activités sont menées dans un non-respect total des mesures- barrières édictées dans la lutte contre la pandémie de coronavirus. En effet, il n’est pas rare de voir des candidats se promener dans les marchés sans porter de cache-nez. Lors des meetings également, la distanciation sociale d’un mètre n’est très souvent pas respectée. Pire, certains candidats n’hésitent pas à serrer la main de leurs militants. Pourtant, tous se sont engagés dans le pacte de bonne conduite édicté par le Conseil supérieur de la communication (CSC) à respecter les mesures-barrières. Il est donc important pour les différents partis de tenir compte de cet engagement lors des prochaines activités qu’ils vont mener.

La campagne du ventre toujours d’actualité ?
S’étant rendue dans un marché de la ville de Ouagadougou pour convaincre les électeurs, la candidate à l’élection présidentielle du 22 novembre prochain a été ahurie par le comportement de certain (e)s commerçant (e)s qui ont estimé qu’elle ne peut pas venir à leur rencontre les mains vides. «Nous avons faim. Et vous venez nous convaincre de vous voter les mains vides. Si vous aviez envoyé des sacs de riz, cela aurait pu nous convaincre. Est-ce qu’avec le ventre vide on peut aller voter ?», lui a lancé une commerçante. Visiblement remontée par cette manière de penser qui relève, à son avis, d’une autre époque, la candidate a néanmoins pris de son temps pour expliquer à cette dernière qu’on ne vote pas un candidat sur la base de sa fortune ou de l’argent qu’il a à offrir, mais sur la base de son projet de société.

La Rédaction

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