Ve session plénière du Parti communiste chinois : Un briefing fait à des partis politiques d’Afrique subsaharienne

Des responsables du PCC ont partagé les grandes conclusions de la Ve session plénière du PCC.

La Ve session plénière du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) s’est tenue du 26 au 29 octobre 2020, à Pékin, en Chine. Une vidéoconférence a été organisée le mardi 17 novembre 2020 pour faire le briefing à des partis politiques d’Afrique subsaharienne.

Lors de la Ve session plénière du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), tenue du 26 au 29 octobre 2020, à Pékin, en Chine. L’adoption des propositions de la direction du Parti pour la formulation du 14e Plan quinquennal (2021-2025) pour le développement économique, social et national et des Objectifs à long terme à l’horizon 2035 a été l’une des décisions-phares. Pour partager les grandes décisions de ce rendez-vous crucial du PCC, une vidéoconférence de briefing a été initiée à l’intention de partis politiques d’Afrique subsaharienne.

Au cours des travaux qui ont duré deux heures, le ministre du département international du PCC, Song Tao, a indiqué que le briefing était important pour le renforcement de la communication stratégique, les échanges de l’expérience, l’approfondissement de la coopération et la construction d’une communauté plus étroite du destin Chine-Afrique. « Au niveau national, la Chine se trouve à un moment historique où la construction intégrale de la société en moyenne aisance est en vue et que la nouvelle marche vers un pays socialiste moderne sera entamée.

Ayant de multiples avantages de développement, la Chine fait face encore à un développement inégal et insuffisant, les tâches en matière de la réforme, du développement et de la stabilité restent lourdes et compliquées », a-t-il constaté. Au niveau international, a relevé Song Tao, les changements inédits que traverse le monde d’aujourd’hui sont en mutation accélérée et la tenue de la Ve session a offert l’occasion, selon lui, de non seulement indiquer le chemin pour le développement de la Chine, mais aussi de générer de « l’énergie positive » pour le monde entier. La rencontre a fait ressortir les efforts consentis par l’Empire du milieu pour le développement.

« La force économique, technologique et la puissance nationale générale de la Chine ont franchi un nouveau palier. Il est prévu que le PIB dépassera 100 mille milliards de RMB en 2020, les indices relatifs au bien-être de la population seront conformes aux normes, 55,75 millions d’habitants ruraux démunis selon la norme actuelle seront tous sortis de la pauvreté, la pauvreté absolue dont la Chine souffre pendant des millénaires sera historiquement éradiquée », a confié le ministre du département international du PCC.

Pour lui, ces résultats sont la manifestation des spécificités du système chinois, pouvant servir de référence pour les pays en développement, notamment les pays africains qui sont dans une dynamique de promouvoir un développement socioéconomique. A l’entendre, la Ve session plénière du PCC a mis en avant la création d’une nouvelle architecture de « doubles circuits » caractérisée par la priorité accordée au circuit économique interne et son interaction avec le circuit international.

Construction des zones de libre-échange en Afrique

« Mes amis africains, il est à noter que ces deux circuits sont de même importance, un seul circuit interne ne marchera pas. Les doubles circuits nous permettent de participer plus profondément au circuit international, d’élargir l’ouverture sur l’extérieur et l’accès des entreprises étrangères au marché chinois. Les imports exports chinois, l’utilisation des investissements étrangers et nos investissements internationaux seront plus importants », a-t-il indiqué. Lorsque que le 14e Plan quinquennal sera mis en œuvre, l’ouverture de la Chine sera plus élargie et approfondie, touchera plus de domaines, la coopération avec l’Afrique sera renforcée en soutenant la construction des zones de libre-échange afin d’offrir plus d’opportunités de marché aux pays africains.

« La Chine, en renforçant l’innovation, offrira plus d’opportunités de coopération aux pays africains. (..) Relatifs aux nouvelles technologies, nouvelles industries, nouveaux modèles et nouveaux modes de commerce, les besoins d’innovation en Chine et un environnement favorable à l’innovation offriront aux pays africains, plus d’opportunités de coopération afin de les orienter vers des industries à haute valeur ajoutée », a précisé Song Tao.

En tant que moteur principal de l’économie mondiale et puissance importante du progrès de l’humanité, la Chine et tous les pays africains, a souligné le ministre du Département international du PCC, tiennent haut levé le drapeau de la paix, du développement, de la coopération et du bénéfice mutuel, s’en tiennent au multilatéralisme et aux principes dit de « concertation, synergie et partage ». Réagissant aux propos de Song Tao, les intervenants africains du Congo-Brazzaville, du Tchad… ont salué la tenue de cette réunion qui permet de comprendre la place qu’occupe le PCC dans l’histoire du développement de la Chine. Tous ont souhaité que la Chine et l’Afrique puissent renforcer leur coopération pour mieux affronter les défis relatifs à la santé et au développement socioéconomique.

Une synthèse de Karim BADOLO

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