Valorisation des déchets urbains : 15 projets innovants financés entre 2019 et 2020

La cérémonie de clôture des projets a été l’occasion pour l’ambassade de remettre le prix la « France s’engage ».

L’ambassade de France a organisé, un atelier de clôture des projets associatifs financés par le fonds « Projets innovants des sociétés civiles et coalitions d’acteurs » (PISCA), le vendredi 4 décembre 2020 à Ouagadougou.

Entre 2019 et 2020, l’ambassade de France au Burkina à travers le fonds « Projets innovants des sociétés civiles et coalitions d’acteurs » (PISCA) a lancé deux appels à projets afin de soutenir les Organisations de la société civile (OSC) engagées dans la valorisation des déchets urbains et la préservation des ressources naturelles. 15 associations ont été sélectionnées et financées à hauteur de 492 millions F CFA pour mettre en place des projets entrant dans le cadre de deux thématiques principales que sont « Ouagadougou ville durable » et « l’agriculture urbaine et péri-urbaine écologique dans une optique de développement durable des territoires et communes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso ».

La clôture officielle des dits projets a eu lieu dans la matinée du vendredi 4 décembre 2020 à Ouagadougou. Au cours de la cérémonie de clôture, l’attaché de coopération à l’ambassade de France, Franck Lalanne, s’est dit satisfait de la qualité du travail abattu par les bénéficiaires du fonds. Pour le compte de l’année 2019, il a noté que six organisations ont été sélectionnées en vue de mener des activités entrant dans le cadre de la thématique « Ouagadougou ville durable ». Au nombre des activités menées, il a cité la valorisation des déchets plastiques en objets utilitaires dont des bancs scolaires, des poubelles, des bacs à jardinage, etc., la transformation des déchets verts en charbon écologique et produits cosmétiques et celle des ordures ménagères en briquettes de charbon biologique et en compost.

Un instrument au service de la société civile

A ces actions, il a ajouté la valorisation des déchets alimentaires en aliments pour bétail à travers la collecte, le séchage et la vente de ces déchets et la mise en place d’une unité de production de carburant diesel et d’objets utilitaires à base de déchets plastiques. « Certains bénéficiaires tels que OUAGALAB ont pu tenir des séances de sensibilisation au recyclage des déchets électroniques », a-t-il laissé entendre.

Pour l’année 2020, a précisé l’attaché de coopération, neuf autres associations ont été sélectionnées à la suite d’un appel à candidatures pour mettre en œuvre des projets en lien avec la thématique de « l’agriculture urbaine et péri-urbaine écologique dans une optique de développement durable des territoires et communes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso ». Financées à hauteur de 278 millions FCFA, ces associations ont pu mettre en œuvre divers projets qui vont de la mise en place de sites de culture bio-intensive à celle d’unités de fabrication de compost en zone péri-urbaine en passant par la création de jardins pédagogiques et nutritifs dans des écoles primaires urbaines.

« Grâce à l’appui du fonds PISCA, certaines OSC ont organisé des formations en culture biologique hors-sol auprès des personnes déplacées internes et des maraîchers pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages », a-t-il indiqué. Au regard de ces résultats, M. Lallane a salué le dynamisme des OSC burkinabè. « La République française est admirative du dynamisme et de l’engagement des associations et coalitions d’acteurs burkinabè œuvrant dans la transformation et la valorisation des déchets », a-t-il laissé entendre. Il s’est, par ailleurs, réjoui de la mise en œuvre au Burkina Faso du Fonds PISCA qui se présente à son avis comme un instrument privilégié de l’ambassade pour favoriser le renforcement, la structuration et la professionnalisation des organisations issues de la société civile.

C’est aussi l’avis de la chef de service de coopération et d’action culturelle Laurence Arnoux qui s’est également réjouie de la mise en œuvre réussie du PISCA au Burkina Faso durant ces deux années. Toute chose qui a permis, a-t-elle indiqué, d’offrir une meilleure qualité de vie aux populations dans les deux grandes villes urbaines que sont Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Pour elle, soutenir la Société civile, c’est également permettre à des projets de petites échelles de se constituer et de se développer.

La cérémonie de clôture des projets a été aussi l’occasion pour l’ambassade de dévoiler le lauréat de la 4e édition du prix la « France s’engage ». Cette année, le prix est revenu à l’association SOS Energie qui bénéficie ainsi d’une dotation de 20 000 euros. Une dotation qui sera utilisée selon les confidences du président de l’association Vincent Nikièma à agrandir l’unité de production et de vente de charbon vert et de compost que la structure a mis en place au profit d’un groupement de femmes du village Goghin.

Nadège YAMEOGO

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