Appui au développement au Burkina: la Banque mondiale injecte 253 milliards F CFA

Le gouvernement burkinabè, à travers le ministère de l’Economie et des Finances et du Développement et la Banque mondiale ont signé trois accords de financement d’un montant global de 253 milliards F CFA, le jeudi 21 janvier 2021, à Ouagadougou.

La Banque mondiale a encore exprimé son engagement à accompagner le Burkina Faso dans ses efforts de développement. Elle a accordé à l’Etat burkinabè, un appui financier de 253 milliards F CFA, matérialisé par la signature de trois accords de financement entre les deux parties, le jeudi 21 janvier 2021, à Ouagadougou.
Le premier accord est relatif au financement du Projet d’urgence de développement territorial et de résilience (PUDTR). D’un coût de 350 millions de dollars américains, soit environ 194, 2 milliards F CFA, ce projet vise, selon la représentante-résidente de la Banque mondiale, Maimouna Mbow FAM, à améliorer l’accès des communautés des zones ciblées, y compris les personnes déplacées internes, aux infrastructures et aux services sociaux essentiels.
Selon le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, il est attendu de la mise en œuvre du PUDTR, de 2021 à 2025, la construction de 553 infrastructures économiques, 56 infrastructures sanitaires, 166 infrastructures en eau potable, 5 maisons de la femme, 23 maisons de jeunes et une salle polyvalente. Ce financement permettra également de réhabiliter 142 km de voiries et pistes en haute intensité de main d’œuvre, 1200 km de pistes rurales, de réaliser l’éclairage public de 40km de voiries et d’aménager 100 hectares de bas-fonds et 60 hectares de sites maraîchers.
15 milliards F CFA de transfert cash
Ce projet, a poursuivi le ministre Kaboré, va également permettre de transférer du cash d’un montant de
15 milliards F CFA à plus de
45 000 ménages vulnérables. Le PUDTR interviendra dans 10 communes de la boucle du Mouhoun, 5 communes de l’Est et dans le Centre-Est pour la prise en charge des investissements résiduels du projet pôle de croissance de Bagré. Le deuxième accord porte sur le financement des politiques de développement relatives à la réponse à la crise COVID-19. Il est d’un montant de 100 millions de dollars américains soit environ 55 milliards F CFA. Selon Maïmouna Mbow FAM, cet appui budgétaire traduit la volonté de son institution de permettre au gouvernement burkinabè de faire face aux conséquences de la COVID-19, à savoir les importants besoins de financement public imprévus et la nécessité de poursuivre les réformes macroéconomiques et sectorielles. Cet appui financier vise à atténuer l’impact du choc de la COVID-19 sur les vies et les moyens de subsistance, a souligné le patron des finances publiques burkinabè. Et cela passe, a-t-il précisé, entre autres, par l’amélioration de la réponse aux épidémies, au renforcement des filets sociaux, la stimulation des investissements privés, le renforcement de la transparence dans la gestion de la dette publique.

« Eviter 29 000 morts d’enfants »

Le troisième accord est d’un montant de 10 millions de dollars américains, soit environ 5,5 milliards F CFA. Il concerne le financement additionnel du Projet de renforcement des services de santé (PRSS). Ce financement porte le financement global de la Banque mondiale au PRSS à 110 millions de dollars américains, a fait savoir le ministre Kaboré. «Il est anticipé que l’ensemble du financement permettra d’éviter 5 millions de cas d’anémies pendant la grossesse, de nourrir
274 000 enfants exclusivement au sein pendant les six premiers mois, d’éviter la malnutrition chronique pour environ 180 000 enfants et d’éviter 29 000 morts d’enfants », a ajouté la représentant-résidente de la Banque mondiale.
Pour les représentants des deux parties, la signature de ces accords de financement témoigne de la qualité et du dynamisme du partenariat entre le Burkina Faso et la Banque mondiale.
Au regard de l’impact de ces conventions de financement sur le développement socioéconomique du pays des Hommes intègres, le ministre Kaboré a invité tous les acteurs de leur mise en œuvre à travailler à la réalisation des résultats attendus pour le bonheur des populations.
Les 450 millions de dollars américains pour le financement du PUDTR et de l’appui budgétaire sont constitués de 50% de dons et 50% de prêts. Les 10 millions de financement du PRSS sont constitués entièrement de dons.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com

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