Réconciliation nationale: la Communauté Sant’Egidio propose son expertise

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu, le lundi 15 mars 2021 au palais de Kosyam à Ouagadougou, une délégation de la Communauté de Sant’Egidio et le nouveau responsable de l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE), le Professeur El Hadji Bamba Diaw.

Le gouvernement burkinabè peut compter sur la Communauté de Sant’Egidio pour conduire à bon port son processus de réconciliation nationale. C’est ce qu’a fait savoir le responsable chargé des relations internationales de l’association italienne, Mario Giro, à l’issue d’une audience avec le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré à Kosyam, le lundi 15 mars 2021. De l’avis de M. Giro, Sant’Egidio est une association de fidèles catholiques engagés dans la lutte contre la pauvreté et le travail pour la paix. « Nous sommes disposés à mettre à la disposition du Burkina Faso notre expérience pour la réconciliation et le dialogue national », a-t-il rassuré. A l’écouter, sa communauté est présente au pays des Hommes intègres aux côtés des populations démunies, à travers un programme intervenant dans le secteur de l’état civil et d’autres activités. La délégation de fidèles chrétiens a aussi abordé avec le chef de l’Etat burkinabè les questions de sécurité et de la maladie à coronavirus. A ce propos, l’association italienne est prête à soutenir le Burkina avec des programmes de déradicalisation et de développement, a laissé entendre Mario Giro.
A la suite de la Communauté de Sant’Egidio, le président Kaboré a reçu le nouveau Directeur général de l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE), le Professeur El Hadji Bamba Diaw. Pour celui-ci, cette rencontre vise à se présenter au chef de l’Etat, en sa qualité de nouveau responsable de l’école. Nous avons à l’occasion, a-t-il poursuivi, échangé sur la situation de l’institut et les évolutions futures envisagées pour l’établissement.
A écouter M. Diaw, l’institut 2iE est confronté à d’énormes défis. « Le premier défi est de pouvoir établir notre équilibre financier et remobiliser les Etats pour soutenir cet établissement qui est un excellent outil d’intégration afin qu’il puisse continuer à former sereinement les cadres africains », a-t-il déclaré. De l’avis du DG, l’établissement ambitionne consolider l’existant et se déployer pour le futur. A ce sujet, El Hadji Diaw a confié que d’autres secteurs d’activités, dont les Etats africains ont besoin pour leur développement sont à explorer. « L’Afrique a d’importantes ressources naturelles mais sa première ressource est sa jeunesse. Pour en tirer profit, il faut que cette jeunesse soit bien formée surtout dans les domaines des sciences et technologies » a-t-il soutenu.

Abdoulaye BALBONE

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