Culture: l’Ambassadeur de France/Burkina au Musée RAYIMI de Koudougou

Son excellence Luc HALLADE, Ambassadeur de France au Burkina, accompagné de son Excellence Madame Cécile POZZO DI BORGO, Ambassadrice chargée des actions internationales et ultramarines des membres de la Légion d’honneur, et une forte délégation ont été reçus à Maasmè au palais du chef  d’Issouka par Naaba Saaga 1er ..  Le Docteur El Hadj Seydou ZAGRE Directeur de Cabinet de la présidence du Faso a honoré la délégation de sa présence, ce samedi 13 mars 2021. 

 « On peut lire les livre, c’est bien mais ça ne remplacera jamais, heureusement, la transmission orale, la transmission de l’expérience de ceux qui vivent dans des situations données » tels sont les propos du représentant de la France au Burkina,  Monsieur HALLADE. C’est dans la matinée du samedi 13 mars 2021, à 9h30 précise que son excellence et toute sa délégation sont accueillies sur le parvis du Palais Maasmè d’Issouka.  Cette visite fait suite à une invitation de Naaba Saaga 1er adressée à son Excellence.

L’audience a été pour la délégation le moment solennel durant lequel tout le protocole traditionnel de cette région du pays Moaga  a été strictement respecté : l’eau de l’étranger, le zoom koom, eau de la farine du mil cultivé dans les champs. C’est après cet usage respecté que l’étranger décline son identité et l’objet de sa visite. Le chef ne parlant que le Moore dans la salle d’audience, les échanges se font avec un traducteur. Les griots présents chantent les louanges de Issouka et de la France. Partie visiblement très appréciée par l’Ambassadeur et sa délégation. Chaque membre à la suite de l’Ambassadeur s’approche pour recevoir les bénédictions du Chef qui ensuite se retire pour que la visite du site commence.

 Avec le guide, Patrick Rossi, de nationalité française, vivant à Issouka depuis une dizaine d’années, la visite des objets d’arts du musée de Rayimi  peut commencer. D’abord les pièces du Palais. La salle des rois où  l’on trouve les bustes des rois et chef du Burkina de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud. La salle des Mots perdus, endroit d’écoute et de réconciliation où le chef reçoit régulièrement les partis en conflits à Koudougou. La terrasse avec ses statues représentants la population laborieuse de Koudougou. La Bibliothèque Clémence COLL espace francophone du Palais où grâce à la famille COLL de riches collections aident les élèves et étudiants de la ville dans leur recherches. L’Ambassadeur est visiblement ému en écoutant l‘histoire de cette Bibliothèque  et pourquoi elle porte le nom de Clémence COLL, racontée par le Chef lui-même. Il décide d’apporter son appui à cette structure.  Puis vint le musée où plusieurs choses très différentes ont été contemplées à savoir : le coton, les masques traditionnelles, les flûtes, l’histoire de la colonisation à Koudougou et dans ses régions, celle de l’Eglise Catholique à son implantions etc. Ce musée est une belle initiative nous dit son Excellence, il mériterait probablement  de pouvoir être enrichi et organisé pour avoir plus d’espace. Mais d’ores et déjà ce qui est là, je trouve très intéressant, je pense que les jeunes à Koudougou viennent visiter la bibliothèque mais aussi visiter le musée ; parce que il y a beaucoup de choses à apprendre culturellement et historiquement. A chaque fois, j’apprends un peu plus sur le Burkina son histoire et ses traditions.  

 La restitution des objets culturels africains pillés pendant la colonisation.

Quant à la restitution des biens ou des objets culturels du Burkina, selon son excellence pour pouvoir recevoir des objets, les mettre en valeur et à la disposition du public il faut avoir des structures qui permettent de les conserver et de les exposer. Donc la première étape avant de dire on va renvoyer les objets de France au Burkina c’est d’aider les autorités Burkinabé à mettre en place des structures adéquates pour pouvoir accueillir ses œuvres qui seront restituées. Donc il est convenu avec Madame la ministre de pouvoir mettre un groupe de travail entre Franco-Burkinabé qui va permettre à la fois de cerner le périmètre des œuvres qui pourraient  être concernées et restituer, mais aussi commencer par réhabiliter le musée national et d’autres  structures de façon à pouvoir, à  arriver des pièces, les mettre en valeur et à la disposition du public. Les garder stockées dans un endroit quelconque, sans qu’elles soient exposées ni vues par le public ne présente aucun intérêt.    

En rappel c’est le 28 novembre 2017, lors d’un discours à l’université de Ouagadougou que le président Français, Emmanuel MACRON, avait évoqué, à la surprise générale, ce sujet polémique. « Je ne peux pas accepter qu’une large part du patrimoine culturel de plusieurs pays africains soit en France, précisait alors le président français. Il y a des explications historiques à cela, mais il n’y a pas de justification valable, durable et inconditionnelle, le patrimoine africain ne peut pas être uniquement dans des collections privées et des musées européens. (…) Je veux que d’ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique. » 

Outre la visite, Naaba Saaga 1er a permis, qu’il y ait une séance d’échanges entre son Excellence et quelques responsables de structures comme : l’Université Norbert Zongo avec ses 51000 étudiants qui font d’elle la deuxième Université du Burkina, l’Ecole Normale Supérieure, François 1er   styliste créateur de mode tout sur le coton Bio,  Désire YAMEOGO de la Miellerie. Le Directeur Régional de la Culture a présenté toutes les potentialités culturelles de la Région du centre Ouest. La Communauté française vivant à Koudougou a présenté à l’Ambassadeur  leurs différentes activés et tout le plaisir de vivre à Koudougou en parfaite harmonie, aux côtés de leurs frères Burkinabé. L’Ambassadeur  a exprimé sa surprise agréable de noter un nombre important de Français enregistrés auprès du Consulat et vi vant à Koudougou. Il a promis de venir animer des conférences dans les espaces universitaires de la ville, s’il est invité. Des portes ouvertes et des opportunités que devraient saisir les uns et les autres pour intéresser la France à leurs activités. Un manguier  de la France a été planté par Luc HALLADE et Naaba Saaga 1er  pour rappeler pendant de longues années ce passage important à Issouka de la France. 

Pour le Docteur El Hadj Zagré Seydou, Directeur de Cabinet de la présidence du Faso, cette visite de l’ambassadeur honore Koudougou et le Burkina dans sa culture et sa diversité. Ce qui lui permet de savoir que nous sommes tous attachés à nos valeurs et au renforcement de l’amitié et de la coopération entre le Burkina et la France. Et c’est ainsi que nous souhaitons que les autres voient nos actes et qu’ils essaient de fraterniser avec nous pour qu’ensemble nous puissions construire un monde meilleur.

Un sympathique repas composé principalement de mets locaux sous  l’ombre les manguiers  au bord de la marre avec toujours une bonne animation  qui a vu son excellence esquisser des pas de danse du pays, est venu clore ce jour spécial.

Pour Naaba Saaga1er, cette première visite de l’Ambassadeur de France à Koudougou au Musée Rayimi est un grand honneur. La Fondation RAYIMI qui porte le Musée doit saisir cette opportunité pour renforcer ces liens avec les structures culturelles de l’Ambassade pour un appui et  des orientations vers d’autres Musées français désirant coopérer avec le Musée Rayimi pour la promotion du patrimoine culturel.

Avant de quitter Koudougou son Excellence a écrit ceci sur le livre d’or. « Je remercie sa Majesté Naaba Saaga1er et ses collaborateurs pour leur accueil très chaleureux à Koudougou/Issouka dont j’ai pu admirer les réalisations Culturelles et traditionnelles. Je garderai longtemps en mémoire les quelques heures passées au Palais de sa Majesté, heures passionnantes clôturées par un excellent repas.

L’amitié que m’a manifestée ainsi qu’à  ma délégation, sa Majesté, les Français de Koudougou toutes les personnes présentes m’est allé droit au cœur.

Je promets de revenir dans cette belle ville.»

Luc HALLADE. Ambassadeur de France au Burkina  FASO. Issouka ce 13 Mars 2021  

 

Sébastien OUEDRAOGO    

        Service de communication du Musée Rayimi

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