Insécurité alimentaire: mutualiser les efforts pour juguler la crise

Les rideaux sont tombés sur l’atelier de planification de réponse soudure 2021 et de capitalisation ciblage, le jeudi 22 avril 2021 à Ouagadougou.

Durant 48 heures, les participants à l’atelier de planification de réponse soudure 2021 et de capitalisation ciblage, ont échangé sur l’ampleur de la crise humanitaire et les chocs climatiques récurrents à venir et les actions nécessaires pour répondre aux besoins des populations les plus affectées nécessitant un appui en matière d’assistance alimentaire. Les travaux ont abouti à des résultats assortis de recommandations. Ces derniers ont été présentés à la clôture des travaux, le jeudi 22 avril 2021, à Ouagadougou, en présence des ministres de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Hélène Marie Laurence Ilboudo/Marchal et de l’Agriculture, des Aménagements hydroagricoles et de la Mécanisation, Salifou Ouédraogo. Des résultats, il ressort de l’analyse de la vulnérabilité avec l’outil « Cadre harmonisé 2.0 » de mars 2011 que onze provinces seraient projetées comme étant en crise et deux provinces en urgence, sur la période de juin-juillet-août 2021. « Il est donc évident que si rien n’est fait, d’ici juin, au moins 20% des ménages de ces provinces feront face à des déficits alimentaires considérables et à une malnutrition aiguë », a interpellé la ministre Hélène Marie Laurence Ilboudo/ Marchal. Elle a ajouté que l’effectif projeté de la population vulnérable qui nécessitera une assistance immédiate sera de près de 2,9 millions de personnes pendant la période de soudure, soit 13% de la population.

Faire un plaidoyer auprès des partenaires

Dans les recommandations formulées par les participants à l’atelier, le coordonnateur du Cluster de la sécurité alimentaire, Flavio Signore, a relevé les points suivants : faire un plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers pour le financement des enregistrements des Personnes déplacées internes (PDI) par le Comité national de secours d’urgence (CONASUR) ; institutionnaliser l’exercice et la méthodologie de priorisation des communes ; orienter une partie des financements pour le relèvement des moyens d’existence ; perpétuer les ateliers de planification et capitalisation ciblage et communiquer les résultats atteints en termes de réponse au grand public. Séance tenante, la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire a dit faire sienne, les recommandations non seulement quant aux besoins à couvrir, mais aussi quant à la meilleure synergie de la réponse de l’Etat et des partenaires. «Nous nous devons de mutualiser nos moyens vu les défis qui seront les nôtres en juin, juillet et août 2021 et au-delà pour atteindre les populations mêmes dans les zones les plus complexes en termes d’accès tant durant la soudure que pour faire face aux défis sécuritaires ou aux catastrophes naturelles », a-t-elle proposé. Elle a remercié l’ensemble des partenaires financiers ainsi que les membres du Cluster de la sécurité alimentaire qui accompagnent le gouvernement dans ses efforts de lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, dans un contexte de crises multiples, à la fois sécuritaires, humanitaires, alimentaires et sanitaires.

Paténéma Oumar
OUEDRAOGO

 

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