Accès aux crédits : Une loi au profit des populations vulnérables

C’est à l’unanimité que les députés ont voté les 3 projets de lois lors de la plénière du 4 mai 2021.

L’Assemblée nationale a adopté, lors de sa séance plénière, le 4 mai 2021, à l’unanimité des 117 députés présents, deux projets de lois dont l’un porte sur le financement du projet d’harmonisation des statistiques en Afrique
de l’Ouest et l’autre sur le financement partiel du projet de promotion de la finance inclusive.

Le premier projet soumis à l’appréciation des députés lors de la séance plénière de l’Assemblée nationale, tenue le 4 mai 2021, porte sur le financement du projet d’harmonisation des statistiques en Afrique de l’Ouest. Les 117 votants du jour ont donné à l’unanimité leur quitus au gouvernement pour ratifier l’accord de financement d’un montant de 33 milliards de dollars dont 16,5 milliards sous forme de prêt et autant sous forme de don avec l’Association internationale de développement (IDA). Pour le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, ce projet va améliorer la qualité des statistiques nécessaires au pilotage du développement au Burkina Faso.

« Dans le cadre de ce projet, nous allons mettre en place un système national pour avoir tous les trimestres des enquêtes sur l’emploi, en vue d’orienter le gouvernement sur le choix des formations. Il faut qu’on puisse effectuer les choix de formation et faire en sorte que ceux qui sortent des instituts ne soient plus des abonnés au chômage. Mais qu’ils puissent s’autoemployer et travailler à la création de richesses», a souligné le ministre. C’est l’Institut national de la statistique et de la démographie qui va assurer la plénitude de la gestion de ce financement de l’IDA.

Les députés ont aussi adopté à l’unanimité la loi portant sur le financement partiel du Projet de promotion de la finance inclusive pour l’accès des populations à faibles revenus aux services financiers au Burkina Faso (PPFIB) tranche 2.
L’objectif de ce projet porté par le Fonds national de la finance inclusive (FONAFI) grâce à un financement de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) est de contribuer à l’amélioration des conditions socioéconomiques des populations à la base. La ministre déléguée chargée de l’Aménagement du territoire, Pauline Zouré, a expliqué que ce projet est une réponse structurelle aux difficultés d’accès aux crédits par les femmes, les jeunes en milieu rural et des personnes handicapées.

«Grâce aux ressources mises à la disposition par la BOAD, le gouvernement va vendre l’argent aux prestataires de services financiers ( les institutions de microfinance et la faîtière des caisses populaires) à un taux de 3% et en retour ceux-ci vont les mettre à la disposition des couches vulnérables composées des jeunes et de femmes en milieu rural, des personnes handicapées sous forme de crédit à un taux qui ne peut pas dépasser 10% contre des taux actuels du marché qui tournent entre 10 et 17%. Il s’agit de 8% pour les PME et 10% pour les particuliers », a soutenu Pauline Zouré.

Pour bénéficier des fonds dans le cadre de ce projet, les prestataires de services financiers doivent être déconcentrés sur le territoire, avoir un plan de déploiement et engager 60% du financement acquis aux projets portés par les femmes. Pour résoudre la difficulté de la garantie, les prestataires des services misent sur la caution solidaire.
Avant de refermer la séance plénière, les députés ont adopté la loi portant autorisation de ratification du contrat de financement conclu le 16 octobre 2020 entre la Banque européenne d’investissement et le Burkina Faso pour le financement de son adhésion à l’agence pour l’Assurance du commerce en Afrique (ACA).

Ce projet a déclaré la ministre Zouré vise à attirer plus d’investissements directs étrangers au Burkina. « Du fait du terrorisme, le Burkina attire de moins en moins d’investisseurs et cette adhésion participe à les attirer», a relevé la ministre déléguée chargée de l’Aménagement du territoire. En fait, ce sont les Etats qui prennent part au capital de l’assurance pour le commerce en Afrique et en retour, les investisseurs nationaux ou étrangers peuvent souscrire à ACA et bénéficier de remboursement en cas de problème.

Nadège YE

 

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