Réconciliation nationale : l’opposition installe son comité de réflexion

Le Chef de file de l’Opposition politique (CFOP), Eddie Komboïgo, a officiellement installé, le vendredi 7 mai 2021, à Ouagadougou, les membres du comité de réflexion sur la réconciliation nationale.

Le cadre de concertation du Chef de file de l’Opposition politique (CFOP) s’est engagé à accompagner le processus de réconciliation nationale. L’institution a installé, le vendredi 7 mai 2021, à Ouagadougou, les membres du comité de réflexion sur la question. L’équipe de 12 membres a pour mission de recueillir toutes les données et de mener les réflexions tentant à enrichir le processus de réconciliation nationale, a indiqué le Chef de file de l’Opposition, Eddie Komboïgo. Il a précisé qu’au bout de deux semaines le comité devra déposer son projet de rapport qui va être discuté et enrichi au sein du cadre de concertation de l’institution. M. Komboïgo a, par ailleurs, invité les membres de l’équipe à faire en sorte que la réflexion sur la réconciliation soit vraie et sincère et qu’elle ne soit pas une occasion pour certains de se venger. « Notre participation doit être utile pour que l’histoire ne nous juge pas», a-t-il déclaré.

Le président du comité de réflexion sur la réconciliation nationale, Alain Zoubga, a salué la confiance placée en lui et en son équipe pour mener ces travaux. A l’entendre, le temps presse mais le comité sera à mesure de sortir le document dans le délai.
« Nous nous engagerons à faire le travail en fonction de nos capacités», a-t-il signifié.
M. Zoubga a relevé que le Burkina Faso n’est pas à sa première expérience de réconciliation. Dans les villages et quartiers, a-t-il souligné, il y a chaque jour des scènes de réconciliation au sein des populations et cela « ne semble pas être pris en compte par les uns et les autres ». De l’avis de Ablassé Ouédraogo, membre du comité, la réconciliation nationale est une affaire de tous les Burkinabè.

Pour lui, la mise en place de ce cadre de réflexion est une contribution en vue de faire avancer l’initiative du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, qui veut que les Burkinabè se réconcilient. Selon lui, la démarche du ministre en charge de la réconciliation nationale, Zéphirin Diabré, de rencontrer l’ex-président du Faso, Blaise Compoaré, devrait contribuer à apaiser les cœurs et surtout amener les Burkinabè autour de la table. « Nous voulons tous la réconciliation pour relancer notre pays qui souffre de crises sanitaire, sécuritaire, économique et sociale », a-t-il lancé.

 Aly SAWADOGO
alysawadogo1@yahoo.fr

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