Gouvernance locale : Un projet pour renforcer la cohésion sociale

Le ministre en charge de la décentralisation, Clément Sawadogo (gauche) et son homologue en charge de réconciliation, Zéphirin Diabré, ont salué la mise en œuvre du projet.

Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Royaume des Pays-Bas, a lancé le projet Gouvernance locale et cohésion sociale (GoLCoS), le jeudi 27 mai 2021, à Ouagadougou.

Depuis quelques années, le Burkina Faso fait face à une crise multidimensionnelle marquée par la détérioration du climat sécuritaire du fait des attaques terroristes. Face à cette situation qui menace le vivre-ensemble, le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Royaume des Pays-Bas, a mis en place un projet dénommé Gouvernance locale et cohésion sociale (GoLCoS). Le projet a été officiellement lancé, le jeudi 27 mai 2021 à Ouagadougou.

Approuvé le 30 décembre 2020, le GoLCoS tire sa substance, selon le ministre d’Etat en charge de l’administration territoriale, Clément Sawadogo, des référentiels d’orientation du développement du Burkina Faso, de la Matrice d’actions prioritaires (MAP) et des référentiels du cycle III de la décentralisation. D’une durée de trois ans et d’un coût de plus de 6,546 milliards F CFA, il a été financé par le gouvernement des Pays-Bas, à hauteur de plus de 5,92 milliards F CFA, le PNUD à environ 526 millions F CFA et le reste par
le gouvernent burkinabè.

Il a pour objectif général, a indiqué le ministre Sawadogo, de contribuer au renforcement de la cohésion sociale par une gouvernance inclusive et participative dans les collectivités territoriales. Il sera mis en œuvre dans six régions que sont la Boucle du Mouhoun, le Centre-Est, l’Est, le Centre-Nord, le Sahel et le Nord. Aux dires du ministre Sawadogo, 85 communes seront touchées par ce projet. Ces communes, a-t-il signifié, ont été choisies en fonction de critères bien définis. Il s’agit des communes les plus touchées par les attaques terroristes et de celles qui ont enregistré des départs de populations ou accueilli des Personnes déplacés internes (PDI).

« En plus de ces critères, le niveau de pauvreté de la commune, sa capacité à mobiliser des recettes propres, son niveau de couverture par les projets et programmes et la représentativité des femmes et des jeunes dans les conseils de collectivités territoriales
ont également été pris en compte », a laissé entendre le
ministre.

Améliorer l’offre de services publics

Les acteurs ont été invités à travailler afin d’obtenir de bons résultats.

A terme, le GoLCoS devra permettre, foi de M. Sawadogo, d’améliorer l’appropriation sociale et politique de la décentralisation par les acteurs dans la zone d’intervention du projet, d’améliorer l’accessibilité de l’offre des services publics locaux et la qualité de la planification, de la mise en œuvre et du suivi du développement local. Il va contribuer également au renforcement de la redevabilité de la gestion communale vis-à-vis de toutes les couches sociales, à l’affermissement de la participation citoyenne et de la représentativité des groupes spécifiques et à l’amélioration de la qualité des relations et du dialogue entre les populations et les Forces de défense et de sécurité.

« A la fin du projet, les partenaires au développement disposeront d’un système d’analyse des conflits et d’un indexe de cohésion sociale en vue de contribuer à prévenir les conflits », a-t-il fait savoir. Au regard des enjeux du GoLCoS, le ministre Sawadogo a invité les parties prenantes que sont les populations bénéficiaires, les conseils de collectivités territoriales et les services techniques d’appui-conseil à travailler dans un climat de paix, de confiance, d’entente et de respect mutuel afin d’atteindre les résultats escomptés.

Il a, par ailleurs, traduit sa reconnaissance aux Partenaires techniques et financiers (PTF), notamment le PNUD et le gouvernement des Pays- Bas qui ont permis au projet de voir le jour. Déjà, les différents partenaires se sont engagés à œuvrer davantage aux côtés du pays des Hommes intègres pour relever ses défis de développement. « Depuis la communalisation intégrale intervenue en 2006, nous sommes aux côtés du gouvernement dans l’implémentation de nombreux programmes et projets de développement local », a déclaré le représentant-résident du PNUD, Mathieu Ciowela. Pour sa part, le ministre d’Etat auprès du président du Faso chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, Zéphirin Diabré, s’est réjoui du lancement de GoLCoS et a promis que son département jouera sa partition afin que le projet atteigne ses objectifs.

Nadège YAMEOGO

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