« SD3C-G5 Sahel+ Sénégal » : Les objectifs du programme présentés

Le SG du ministère en charge de l’agriculture, Yassi Kindo : «  Les agences onusiennes vont s’appuyer sur les organisations d’agriculteurs et d’éleveurs pour créer un impact ».

L’atelier technique de lancement du programme conjoint Sahel en réponse aux défis COVID19, conflits et changements climatiques se tient les 20 et 21 octobre 2021 à Ouagadougou.

L’unité de gestion du programme conjoint Sahel en réponse aux défis COVID-19, conflits et changements climatiques (SD3C-G5 Sahel+ Sénégal) souhaite mettre toutes les parties prenantes au même niveau d’information par rapport aux objectifs et aux résultats attendus du programme. C’est dans ce cadre qu’elle organise un atelier technique de démarrage les 20 et 21 octobre 2021 à Ouagadougou.

Selon le coordonnateur du programme, Koudrègma Zongo, par ailleurs coordonnateur du projet Neer Tamba, au cours de la rencontre, les observations et les recommandations des parties prenantes pour une meilleure exécution du programme SD3C-G5 Sahel+ Sénégal vont également être recensées. Par ailleurs, les modalités d’intervention des partenaires techniques et financiers vont être présentées.Lancé le 16 juillet 2021, le programme conjoint Sahel en réponse aux défis COVID 19, conflits et changements climatiques est une initiative réunissant les 5 pays du G5 Sahel à savoir le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad plus le Sénégal.

Son objectif global est de renforcer de manière durable, la résilience des populations rurales plus vulnérables des pays concernés afin d’atténuer les impacts de la COVID 19, des conflits et du changement climatique. Prévu pour durer 6 ans, le programme est subdivisé en 2 phases de 3 ans chacune. D’un cout d’environ 3 milliards FCFA, la première phase couvre la période de 2021-2023. Au Burkina Faso, le programme concerne 6 communes dans 3 régions.

Il s’agit de Dori et Seytenga au Sahel, Titao et Oula dans la région du Nord, ainsi que Toéni et Djibasso dans la Boucle du Mouhoun. « Dans ces communes, le programme va dérouler un certain nombre d’actions et d’activités en termes d’accompagnement à la production et la productivité agricole », a expliqué le coordonnateur. De manière concrète, selon Koudrègma Zongo, les bénéficiaires restés dans les communes ciblées vont recevoir des cash transfert pour reconstituer leur cheptel, notamment les petits ruminants. Pour d’autres il s’agira de les appuyer pour l’achat de semences améliorées ou d’engrais afin de relancer la production.

« Quant aux personnes déplacées internes, qui ont dû abandonner leurs terres et se retrouvent sans moyens de repartir, nous allons les accompagner avec des kits pour leur

Les parties prenantes vont accorder leurs violons pour assurer une mise en œuvre réussie du programme SD3C-G5 Sahel+ Sénégal.

permettre de se réinstaller et recommencer à produire », a indiqué M. Zongo.Le secrétaire permanent de la confédération paysanne du Faso, Issouf Porgo, s’est réjoui du démarrage des activités du programme SD3C-G5 Sahel+ Sénégal, car la COVID 19, l’insécurité et les changements climatiques ont négativement impacté les moyens d’existence des populations à la base.

« Le programme leur offre la possibilité de se relever,amorcer le développement et être résilient face à ces crises et à d’autres crises similaires qui pourraient survenir dans l’avenir », a-t-il estimé. Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture des Aménagements hydroagricoles et de la Mécanisation, Yassia Kindo, partage l’enthousiasme du représentant des producteurs. Selon lui, grâce au programme, les populations les plus vulnérables pourront repartir de zéro pour mettre quelque chose sur le marché.

En effet, le programme s’articule autour de deux composantes techniques, l’augmentation de la productivité et de la production et l’intégration économique des bénéficiaires et d’une composante gestion et coordination. Le financement du programme est entièrement assuré par le Fonds international de développement agricole (FIDA), pour le moment. Dans l’exécution, cette agence des Nations- unies va bénéficier du soutien du fonds de Nations- unies pour l’alimentation (FAO) et du Programme des Nations unies pour l’Alimentation (PAM).

Nadège YE

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