Hôpital Yalgado Ouédraogo: Des stocks de produits de la dialyse consumés

Un incendie a ravagé, le magasin de stockage des produits de la dialyse de l’hôpital Yalgado Ouédraogo, dans la nuit du 7 avril 2022.

 L’incendie qui s’est déclaré dans la nuit du 7 avril 2022 dans le magasin de stockage des produits de la dialyse a ravagé tous les produits. A notre arrivée sur les lieux du drame à 14 heures, le constat est alarmant : des produits calcinés, des murs noircis par la fumée, des seringues à moitié brûlés…Selon les témoignages, l’incendie s’est déclaré, la veille, aux environs de 21 heures, dans le magasin hermétiquement fermé.

Tout le contenu du magasin est parti en fumé.

En l’absence du magasinier, ce sont les tenanciers du restaurant situé à proximité du magasin qui ont donné les premiers cris d’alerte. A leur arrivé, les sapeurs-pompiers étaient obligés de percer le mur pour y accéder afin de maitriser les flammes. Du bilan, on note aucune perte en vie humaine, mais malheureusement d’énormes dégâts matériels.

Le chef du service néphrologie et hémodialyse de l’hôpital Yalgado Ouédraogo, Pr Gérard Coulibaly : « L’ampleur des dégâts est énorme. Le contenu du magasin est irrécupérable ».

Le magasin de stockage des produits, les concentrés d’acide  (10 litres), des reins artificiels, des lignes à sang, eaux, aiguilles, les reins artificiels…tous ont été ravagé par les flammes. « L’ampleur des dégâts est énorme. Le contenu du magasin est irrécupérable. Le bâtiment endommagé. Toutes les pertes n’ont pas été chiffrées, mais pas de perte en vie humaine », déplore le chef du service néphrologie et hémodialyse Pr Gérard Coulibaly. Rencontré dans l’après-midi du vendredi 8 avril 2022, la tristesse se lit sur le visage du président de l’Association burkinabè des dialysés et insuffisants rénaux  (ABUDIR), Pr Albert Ouédraogo. « C’est ce matin à travers un coup de fil que le DG de l’hôpital m’a appris qu’il y’a eu un sinistre au niveau du magasin stockant les produits de la dialyse. Toute suite, j’ai été choqué parce les produits de la dialyse sont des produits de la vie. Si le magasin part en fumée, c’est-à-dire que la capacité de prendre en charge les malades va s’en sentir affecter », regrette le président Ouédraogo. Il ajoute : « Il m’a dit que les produits qui ont été brûlés sont de vieux stocks et que l’hôpital était en attente d’un nouvel arrivage pour lundi et la capacité opérationnel de l’hôpital reste intact. Cela ne va pas se ressentir sur la prise en charge des dialysés ».

Le président de l’ABUDIR, Pr Albert Ouédraogo sous le choc lors du constat des dégâts.

Qu’à cela ne tienne, pour le moment, tous les malades sont sous le choc, confie M. Ouédraogo. Selon lui, pour un pays qui traverse plusieurs crises, un tel sinistre n’est jamais bon. Mais, il salue l’effort du Burkina pour prendre en charge tous ceux qui souffrent de la maladie rénale, même s’il reste encore beaucoup à faire. « C’est vraiment des sacrifices que l’Etat burkinabè consent. Je demande aux malades de ne pas paniquer parce que les autorités ont dit que tout est mis en œuvre pour y faire face », lance Pr Ouédraogo.

Garder espoir

A en croire, le chef du service néphrologie et hémodialyse de l’hôpital Yalgado Ouédraogo, Pr Gérard Coulibaly, c’est difficile de dire comment l’incendie s’est déclarée. « Nous avons demandé le concours de la police scientifique pour nous aider à pouvoir déterminer l’origine de cet incendie. C’est la police scientifique qui nous dira si, c’est accidentel ou criminel », dit-il. Mais immédiatement, rassure M. Coulibaly, cela n’aura pas d’impacts puisque de petits stocks de produits sont disponibles au sein du service. « Le fournisseur Nipro, nous a aussi rassuré qu’il n’y aura pas de rupture à cause de l’incendie qui a ravagé tout le contenu du bâtiment. Mais psychologiquement, les malades, personnels, sont touchés. Ils ont rassuré qu’il pas de soucis pour continuer la dialyse », confirmé Pr Gérard Coulibaly. Le président de l’ABUDIR, Pr Albert Ouédraogo demande à tous les malades de garder espoir. Car, confie-t-il : « Comme les autorités ont pris en charge la question du sinistre, notre partenaire est là, par la solidarité avec d’autres centres de dialyse, il est clair que Yalgado ne sera pas en rupture ».

Abdel Aziz NABALOUM

emirathe@yahoo.fr

 

 

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