La deuxième phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) se tient du 2 au 16 octobre 2026 sur le thème : « produisons burkinabè, consommons burkinabè ! ». Au nombre des innovations figure une exposition gouvernementale au profit du public au SIAO. Le conseiller spécial du Premier ministre et commissaire général de l’exposition gouvernementale, Youlouka Damiba, revient, dans cette interview, sur les tenants et aboutissants de cette initiative.
Sidwaya (S) : L’exposition gouvernementale est la grande innovation de la deuxième phase des JEPPC. Quels sont les objectifs visés par cette exposition ?
Youlouka Damiba (Y. S.) : C’est une exposition gouvernementale qui a été suscitée par le camarade président du Faso pour demander à chaque ministre de respecter quatre exigences ci-après durant les 4 ans de la Révolution progressiste populaire (RPP), premièrement, montrer de l’innovation, deuxièmement, présenter du concret
à voir par le peuple, troisièmement offrir des services au peuple et enfin communiquer par la démonstration aux yeux du peuple et du monde entier. C’est donc une vitrine que le gouvernement offre pour que le peuple puisse voir, comprendre et participer à la dynamique révolutionnaire en cours.
S : En quoi va consister concrètement cette exposition gouvernementale ?
Y. S. : Chaque journée est dédiée à une thématique particulière et aussi à un, deux, voire trois ministres. Durant les huit jours d’exposition gouvernementale, les structures sont appelées à présenter les quatre exigences pré-citées. Deux séquences sont également prévues pour les chefs de départements, c’est-à-dire les ministres eux-mêmes qui se mettront en scène.
La première séquence, c’est la permanence et l’animation du stand par le ministre lui-même. Pendant une heure, les présidents des institutions, les parlementaires, les missions diplomatiques, et les personnes qui sont intéressés par le domaine d’intervention du ministère vont visiter le stand pendant que le ministre est dans son stand. La deuxième séquence est appelée : « Dialogue avec le peuple »
Au cours de cette séquence, qui dure 1h30, le ministre va échanger avec l’ensemble des composantes du peuple. Les populations vont venir poser des préoccupations directement rattachées à l’action du ministre, en termes d’acquis, d’insuffisances et de perspectives dans le cadre de la Révolution progressiste populaire.
Au programme de cette exposition, il est prévu plusieurs panels sur différentes thématiques : la gouvernance, la sécurité, les infrastructures, la justice, la santé,
la souveraineté, la protection sociale, l’agriculture, l’éducation et l’AES. Il
y aura aussi des thématiques dont l’éducation, le commerce, l’industrie, les mines, la technologie, les finances publiques, le fonds de soutien patriotique et la fiscalité.
S : Quels sont les différents services qui seront proposés lors de cette exposition gouvernementale ?
Y. S.: Presque tous les services digitalisés, les services de santé, les services des impôts, les services de justice, avec par exemple la mise en place et la tenue effectivement d’un jugement de Bu Kaoré. Au cours de cette exposition gouvernementale, il y aura des services gratuits. Par exemple, l’armée va déployer un hôpital mobile pour soigner les populations gratuitement. Il y aura également des services payants. Les populations pourront se faire enrôler pour l’assurance maladie universelle. Sur place, elles pourront aussi se faire établir des casiers judiciaires, des cartes d’identité de l’AES, etc.
S : Envisagez-vous une délocalisation de l’exposition gouvernementale pour les prochaines éditions, en vue de permettre aux Burkinabè des autres villes de profiter des différents services des départements ministériels ?
Y. S.: C’est une première édition. Nous allons tirer les leçons de cette première expérience et faire le point aux autorités qui vont décider pour les perspectives.
S : Quel appel avez-vous à lancer aux populations ?
Y. S.: Il faut que les populations retiennent que ce qui est important, c’est qu’elles viennent pour discuter avec les premiers responsables des départements ministériels. Elles peuvent poser des questions directement aux ministres. En période révolutionnaire les décideurs veulent entendre le peuple, les masses populaires. Ceux-ci peuvent poser des questions directement aux ministres lors du dialogue avec le peuple. Les Burkinabè sont invités à se rendre massivement au SIAO. L’exposition est faite pour eux. C’est une vitrine où le peuple rencontre ses décideurs, voit, comprend et décide de mieux participer aux actions de la Révolution progressiste populaire.
Interview réalisée par Soumaïla BONKOUNGOU






En tant qu’appelé, surtout de la dernière promotion, il est impératif pour nous d’accompagner le capitaine Ibrahim Traoré dans sa vision de libérer notre pays à travers la Révolution progressiste populaire. Alors, nous, l’ensemble des appelés, avons été mobilisés pour répondre présents à l’appel et montrer notre part de contribution. Le devoir s’impose à nous, personnellement, parce que nous venons de sortir d’une formation au cours de laquelle, on nous a appris des valeurs telles que la citoyenneté et le vivre-ensemble. C’est un moment important qu’il faut vivre pour comprendre. Quand on voit l’ensemble des personnes réunies autour des slogans de la Révolution, cela rend fier et montre qu’actuellement, la nation est soudée. Surtout, nous avons constaté que les jeunes sont plus nombreux. Bien vrai que les anciens sont également parmi nous, mais les jeunes ont répondu massivement à cet appel, et cela nous rend très fiers. Cela montre que la population africaine, la population burkinabè et le monde africain sont derrière notre président.
Je suis venu de la région de Yadga pour participer à la Nuit de la RPP. Vraiment, le capitaine Ibrahim Traoré fait beaucoup pour le Burkina Faso. C’est pour cela que nous sommes venus ce soir pour être témoins de la présentation des acquis de ces quatre années. Depuis son arrivée au pouvoir, nous avons vu des usines, des routes et même, dernièrement, la raffinerie d’or. Quand nous observons les résultats enregistrés par le président du Faso, nous savons qu’il n’est pas venu pour dilapider l’argent du pays. Vraiment, nous sommes contents et nous demandons à tout le peuple burkinabè de le soutenir, ainsi qu’à tous les présidents de l’AES.
Ce qui m’a motivée à venir ici ce soir, c’est mon amour pour ma patrie. Cela veut dire que tout ce qui concerne la patrie me concerne et que je fais partie de cette lutte. Les mots me manquent pour décrire la commémoration de ce soir. Je suis très heureuse de voir tout ce beau public venu pour soutenir notre Président, le capitaine Ibrahim Traoré. Donc, vraiment, je peux dire que les Burkinabè se sont réveillés. Les Burkinabè sont fiers de leur président.
Cette commémoration représente pour moi beaucoup de choses. Quand je suis venu, j’ai beaucoup pensé à Sankara. Et je me suis dit que cette commémoration est une occasion pour tous les Burkinabè de ne pas laisser passer cette Révolution populaire, mais de bien l’intégrer, surtout à l’intérieur de nous-mêmes, dans nos cœurs. Il ne faut pas que ce soit seulement du bout des lèvres, comme cela a été le cas dans le passé. Il faudrait que ce soit au fond de nous-mêmes, que nous la vivions tous les jours. C’est ma pensée profonde.
Cette commémoration de ce soir est historique. Vu l’engagement de notre président et la mobilisation de la population, je dirais qu’elle est extraordinaire. Ce qui m’a motivée à venir ce soir, c’est l’engagement du président et les réalisations qu’il a faites en si peu de temps, en quatre ans. Nous avons vu des régimes qui ont été en place pendant vingt-sept ans, voire plus, mais qui n’ont jamais réalisé de telles choses. C’est cela qui m’a motivée à être présente ce soir. C’est le lieu pour moi d’inviter toute la jeunesse burkinabè et africaine à rester toujours mobilisée, à rester concentrée sur ses objectifs et à ne jamais se laisser distraire par les ennemis de notre nation. Ensemble, nous irons loin.


