Le Bureau pays de la Banque africaine de développement (BAD), en collaboration avec le ministère de l’Economie et des Finances, a organisé le mardi 6 octobre 2026 à Ouagadougou, un atelier de finalisation du Document
de stratégie-pays (DSP) sur la période 2027-2031.
La Banque africaine de développement (BAD), partenaire technique et financier au
développement du Burkina Faso, prépare sa nouvelle stratégie-pays pour la période 2027-
2031. Pour la mise en œuvre effective dudit document en 2027, il a été soumis pour
validation par tous les acteurs, le mardi 6 octobre 2026, à Ouaga-
dougou. « C’est un document qui fixe le cadre de coopération pour les cinq années à venir.
C’est donc un exercice participatif et qui s’inscrit dans la vision déclinée par le gouvernement », a expliqué le représentant du Ministre de l’Economie et des finances (MEF), Souleymane Nabolé.
Selon le responsable-pays du bureau de la BAD au Burkina Faso, Daniel Ndoye, le document porte sur deux domaines prioritaires à savoir le développement des chaines de valeurs industrielles avec un accent sur l’agro-industrie manufacturière et le renforcement des infrastructures résilientes en soutien à la compétitivité, avec une
extension aux secteurs des transports et de l’énergie.
« A travers ces deux priorités, la banque entend accompagner les efforts du gouvernement en faveur d’un tissu industriel renforcé, d’une plus grande transformation des matières premières locales, d’une diversification des exportations, d’une réduction des coûts de transport et d’un meilleur accès à une énergie propre, durable et à moindre coût », a-t-il expliqué.
Et de poursuivre qu’il s’agira d’accompagner le processus de transformation et de mettre en œuvre des programmes, des projets qui permettent de répondre aux besoins des
populations, tout en ayant une attention particulière à certains domaines transversaux
comme l’emploi des jeunes, l’autonomisation des femmes, le développement du secteur
privé et l’inclusion des populations les plus vulnérables.
« Le DSP prévoit pour la période 2027-2029, un programme indicatif de sept opérations d’un montant total d’environ 334 milliards F CFA, auquel s’ajouteront le dialogue sur les politiques publiques, des études économiques et sectorielles, ainsi que des services de conseil et des actions d’assistance technique », a indiqué Daniel Ndoye. Pour lui, la finalisation de ce document est un exercice qui s’appuie sur les expériences tirées de la mise en œuvre du document de stratégie précédent, sur le plan relance 2026-2030, sur la
stratégie décennale de la BAD 2024-2033, ainsi que les quatre points cardinaux de la
banque.
Déjà sept opérations au programme du DSP
Souleymane Nabolé, quant à lui, a soutenu que le document de stratégie-pays est un
instrument d’orientation stratégique qui déterminera les investissements, les réformes et les appuis techniques susceptibles d’accompagner la transformation de l’économie jusqu’en
2031.
« Après la consultation conduite en mai 2026 et l’approbation en juin dernier, des
orientations stratégiques par les instances de la banque, il nous appartient désormais de
nous assurer que le futur partenariat reflète pleinement les aspirations et les priorités du
Burkina Faso d’où la tenue de cet atelier. Cette orientation aussi rejoint l’offensive
industrielle 2026-2028 engagée par le gouvernement pour faire en sorte que nos matières
premières génèrent davantage d’emplois, de revenus et de prospérité pour les Burkinabè »,
a-t-il laissé entendre.
Le portefeuille de la BAD est composé de 19 opérations pour un montant d’environ 950
millions de dollars, soit environ 570 milliards F CFA. « Dans les années à venir, nous
comptons aussi mobiliser autant pour accompagner le programme de développement. Nous
pensons pouvoir aller au-delà et accompagner ainsi la politique du gouvernement », a -t-il
rassuré.
Cependant, le représentant du MEF a souhaité de l’amélioration dans le
décaissement, car le taux moyen de décaissement reste limité et il faut encore plus de 20
mois, en moyenne, entre l’approbation d’un projet et son premier décaissement. « Dans le
contexte actuel, nous ne pouvons plus nous permettre que les procédures avancent plus
lentement que les besoins des populations.
Le nouveau DSP doit tirer les enseignements de cette expérience et le gouvernement poursuivra ses efforts pour améliorer la maturation des projets, accélérer les procédures et renforcer la qualité de l’exécution », a conclu Souleymane Nabolé.
Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com






