Le jeudi 8 octobre 2026, le Ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières (MEMC) était à l’honneur dans le cadre de l’exposition gouvernementale organisée à l’occasion de la deuxième phase de la troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). Pendant plus de deux heures, le Camarade ministre Yacouba Zabré GOUBA, aux côtés de son homologue en charge de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, a présenté les acquis de leurs départements respectifs au titre des quatre années de la Révolution progressiste populaire (RPP). Un exercice de redevabilité marqué par des échanges directs avec les citoyens.
La redevabilité, un devoir envers les citoyens
Dans la salle dédiée à la redevabilité, les deux membres du Gouvernement se sont prêtés à un exercice de transparence devant un public venu nombreux. Sans filtre, les citoyens ont posé leurs questions, exprimé leurs préoccupations et sollicité des précisions sur les actions engagées et les résultats obtenus.
D’entrée de jeu, le Camarade ministre Yacouba Zabré GOUBA a salué l’engagement des forces combattantes, dont l’action contribue à la réalisation des activités dans les secteurs de l’énergie, des mines et des carrières. Il a également rendu hommage aux agents de son département, soulignant leur contribution aux résultats présentés.
Pour lui, cette rencontre constitue une occasion importante d’échanger directement avec les populations sur le bilan de l’action publique. « Arriver à échanger avec le peuple autour d’un bilan », a-t-il souligné, est un exercice essentiel de redevabilité.
Énergie : accélérer la marche vers la souveraineté énergétique
Dans le secteur de l’énergie, le Camarade ministre a rappelé que le Burkina Faso faisait face, en 2022, à une forte dépendance vis-à-vis des importations d’électricité, qui représentaient alors environ 58 % de l’approvisionnement national. Pour inverser cette tendance, plusieurs réformes ont été engagées, notamment la modernisation des textes réglementaires, la réorganisation des structures et le renforcement des capacités nationales de production.
Selon le bilan présenté, les interventions sur les installations existantes ont permis de récupérer 100 mégawatts (MW) de puissance. À cela s’ajoute le développement de nouvelles capacités de production : entre 2022 et octobre 2026, la puissance installée serait passée de 501 MW à plus de 812 MW, soit 312 MW supplémentaires.
Le renforcement des infrastructures de transport et de distribution figure également parmi les avancées évoquées. Le ministre a fait état de plus de 1 800 kilomètres de lignes de transport et de plus de 4 300 kilomètres de lignes de distribution réalisés sur la période considérée.
En matière d’électrification rurale, il a indiqué que le taux serait passé d’environ 6 % à près de 12 % en quatre ans. Plus de 315 nouvelles localités auraient ainsi été électrifiées. Le déploiement de 25 000 lampadaires au cours de l’année précédente et la mise à disposition de plus de 10 000 kits au profit des personnes déplacées internes entre 2022 et 2025 ont également été cités.
À l’horizon 2030, l’ambition affichée est de porter la puissance installée à environ 2 500 MW, avec un effort soutenu d’installation de nouvelles capacités afin de répondre aux besoins des ménages, des zones rurales et des industries.
Mines : renforcer la maîtrise nationale des ressources
Abordant le secteur minier, le Camarade ministre a mis l’accent sur la volonté de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur, de la connaissance du sous-sol à l’exploitation et à la transformation des ressources. Cette orientation s’est notamment traduite par la réforme du Code minier en 2024 et la prise en compte du contenu local.
Parmi les innovations présentées figurent le relèvement à 15 % de la participation gratuite de l’État dans les projets miniers et la possibilité pour celui-ci de porter sa participation à au moins 30 % à titre onéreux, conformément aux dispositions évoquées par le ministre.
La création de la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB) constitue un autre levier de cette politique. Sept projets miniers seraient actuellement en développement, avec l’objectif d’en porter le nombre à dix à moyen terme. Le ministre a également évoqué les projets de mines semi-mécanisées portés par des acteurs nationaux, ainsi que la reprise envisagée de l’exploitation de Perkoa.
La constitution d’une réserve nationale d’or, le renforcement des capacités du service géologique national et la transformation locale des ressources figurent aussi parmi les mesures mises en avant. À ce titre, Golden Hand intervient dans le traitement des résidus miniers, tandis que la mise en place d’une raffinerie vise à accroître la valeur ajoutée créée au Burkina Faso avant l’exportation de l’or.
Sur le plan des recettes, le ministre a annoncé qu’environ 2 500 milliards de francs CFA auraient été mobilisés au profit de l’État au titre des recettes directes du secteur minier entre 2022 et 2025. Il a également rappelé que la production nationale d’or avait atteint 94 tonnes en 2025, portée notamment par la contribution du secteur artisanal. La SONASP, selon les chiffres présentés, serait passée de 457 kilogrammes d’or collectés en 2022 à environ 40 tonnes en 2025, évolution que le ministre a associée aux efforts de formalisation et de maîtrise de la commercialisation.
Carrières : promouvoir la transformation locale
Dans le sous-secteur des carrières, l’ambition est de dépasser la simple extraction de matières premières pour encourager leur transformation sur place. Le ministre a cité la production de pavés, de revêtements et d’autres produits utilitaires comme autant de possibilités de création de valeur et d’emplois.
Il a indiqué que 40 carrières sont en production, contribuant à l’approvisionnement des chantiers et aux besoins de développement du pays. La réhabilitation des sites après exploitation et une meilleure contribution du sous-secteur aux recettes publiques ont également été présentées comme des priorités.
La digitalisation des procédures administratives, notamment celles relatives aux agréments et au cadastre minier, complète les réformes engagées pour améliorer la gouvernance et faciliter les démarches des usagers accessible sur le https://e-agrements.memc.gov.bf/.
Consolider les acquis et poursuivre les efforts
Au terme de son intervention, le Camarade ministre Yacouba Zabré GOUBA a insisté sur la nécessité de consolider les résultats obtenus et de maintenir la dynamique engagée. L’enjeu, a-t-il fait comprendre, est de faire en sorte que l’exploitation des ressources nationales profite aux populations actuelles tout en préservant les intérêts des générations futures.
À travers cette séance de redevabilité, le MEMC a ainsi réaffirmé sa volonté de rapprocher l’action publique des citoyens, de rendre compte des résultats obtenus et de recueillir les préoccupations des populations pour orienter les efforts à venir.
Direction de la Communication et des Relations Presse












