Campagne agropastorale 2026-2027 : Ismaël Sombié salue les performances de la ferme « Yere Ta »

Le ministre de l’Agriculture, le commandant Ismaël Sombié (tenue militaire) appréciant le champ de sésame de la ferme« Yere Ta » du CBF.

Le ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a visité la ferme « Yere Ta» du Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF) de Matourkou, le samedi 10 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso.

Ce sont travers des mots de félicitation et d’encouragement que le ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié a adressé au Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF) de Matourkou à l’issue de la visite de la ferme « Yere Ta » de Matourkou à Bobo-Dioulasso. En effet, dans le cadre du suivi de la campagne agropastorale 2026-2027, le camarade ministre d’Etat y a marqué une halte, le samedi 10 octobre 2026. Il a pu apprécier les efforts engagés par le CBF pour accroître les capacités de production, renforcer la disponibilité des semences et des produits vivriers, et promouvoir les bonnes pratiques agricoles.

« Nous avons vu du maïs de consommation, du sésame, du niébé et visiblement les rendements sont très importants et les plantes se portent bien. Nous avons interpellé les équipes de prendre les dispositions pour que cette production puisse se poursuivre au cours de la campagne sèche à venir», a-t-il exhorté. Selon le directeur général du CBF, Clément Attiou, sur une superficie globale de 300 hectares, la ferme a emblavé 243 hectares au cours de la campagne. Ils sont répartis entre trois principaux types de production à savoir : la production semencière, la production destinée à la consommation et la production fruitière. « La production semencière couvre environ 36 hectares, dont 17,6 hectares de niébé et 17 hectares de maïs. La production vivrière occupe environ 150 hectares.

Quant à la production fruitière, elle s’étend sur près de 80 hectares et concerne notamment l’anacarde, la mangue et le citron », a-t-il précisé. Pour lui, ces superficies traduisent la volonté du CBF de contribuer à l’approvisionnement du monde rural en semences et en produits agricoles, tout en valorisant le potentiel productif du site. Elles illustrent également la place que peut occuper une ferme de référence dans la promotion des filières agropastorales et halieutiques et la diffusion de pratiques de production performantes. Au regard des résultats engagés et des perspectives du site, le premier responsable du département de l’Agriculture a insisté sur la nécessité de maintenir cette dynamique au-delà de la saison humide.

Il a invité les responsables du CBF à anticiper la campagne sèche, en renforçant les dispositifs d’irrigation afin de soutenir l’intensification de la production et d’accroître les superficies cultivées. Au-delà des cultures déjà pratiquées, Ismaël Sombié a également recommandé d’élargir la gamme des spéculations à travers l’introduction de
cultures spécifiques à fort potentiel, notamment le palmier à huile, la vigne, la banane plantain et le cacao. L’ambition, de son avis, est de faire de la ferme « Yere Ta », un véritable champ témoin, réunissant une grande diversité de cultures et permettant de promouvoir des itinéraires techniques adaptés, des pratiques performantes et des modèles de production reproductibles.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO


Le ministre Ismaël Sombié satisfait de l’état des cultures à Guenako

Le site de Guenako dans la province du Kénédougou, déclaré d’utilité publique par le gouvernement il y a deux ans, a été mis à la disposition des populations pour une exploitation encadrée par la société Faso Agropole, à travers l’agropole de Samandéni, qui couvre cette zone. A l’issue de sa visite, le ministre s’est réjoui de l’état général des cultures et des investissements consentis pour soutenir la production agricole. « Nous avons vu que les plantes se portent globalement très bien. Au cours de cette campagne agricole, des investissements importants ont été réalisés dans la production du niébé et du soja, aussi bien pour les semences de base que pour les semences certifiées. Ces efforts visent à renforcer les capacités de production et à améliorer la disponibilité des semences de qualité au profit des producteurs », a-t-il indiqué. Pour lui, malgré ces résultats encourageants, des défis restent à relever pour valoriser pleinement le potentiel agricole du site. Le ministre a notamment insisté sur la nécessité d’améliorer la fertilité des sols grâce à des apports d’amendements adaptés. Il a également souligné l’importance de développer des systèmes d’irrigation performants afin de permettre aux producteurs d’exploiter durablement les terres et de réaliser plusieurs campagnes agricoles au cours d’une même année. De l’avis du commandant Ismaël Sombié, la mobilisation de l’eau constitue un levier essentiel pour réduire la dépendance de l’agriculture aux aléas climatiques. Cette orientation s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président du Faso, à travers la mise en œuvre de dix opérations présentées récemment lors d’une conférence de presse. Ces opérations visent notamment à promouvoir la production sous maîtrise totale de l’eau, afin de sécuriser les activités agricoles et d’accroître les rendements. Ismaël Sombié a saisi l’occasion pour rassurer la disponibilité de son département à accompagner les femmes engagées sur le site tout en les encourageant dans la production.

POO

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