NEEMBA Burkina :« Environ 99 % de nos collaborateurs sont burkinabè », Emir SANOH, Directeur Pays de Neemba Burkina

Directeur Pays de Neemba Burkina, », Emir Sanoh : « notre rôle va toutefois bien au-delà de la simple distribution d’équipements. Nous nous positionnons comme un véritable apporteur de solutions ».

 

Partenaire de la Semaine des Activités Minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) couplé à la 1ère Semaine de l’Energies des Mines et de l’Hydrocarbure de l’AES (SEMH AES), Neemba Burkina, filiale du Groupe NEEMBA, a pris part à l’édition 2026 afin de présenter ses solutions aux acteurs du secteur minier. Dans cette interview accordée à Sidwaya le vendredi 18 septembre 2026, son Directeur Pays, Emir SANOH, présente l’implantation de Neemba Burkina dans le pays et son rôle dans l’accompagnement des grands projets miniers, industriels, énergétiques et d’infrastructures.

 

Sidwaya (S.) :  Pouvez-vous présenter brièvement NEEMBA Burkina et ses principales activités dans le pays ?

Emir SANOH (E.S.) : NEEMBA Burkina est une filiale du groupe NEEMBA, qui est le concessionnaire officiel de Caterpillar dans onze pays d’Afrique de l’Ouest : le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Bénin, le Togo, la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée Conakry, la Guinée Bissau et la Gambie.

Le groupe bénéficie de plus de 90 ans d’expérience et intervient principalement dans les secteurs des mines, de l’énergie, de la construction et des infrastructures, ainsi que dans l’industrie.

Notre rôle va toutefois bien au-delà de la simple distribution d’équipements. Nous nous positionnons comme un véritable apporteur de solutions. Cela signifie que nous accompagnons nos clients depuis le choix et la fourniture de leurs équipements jusqu’à leur maintenance et leur suivi tout au long de leur durée de vie.

L’objectif est de pouvoir accompagner nos clients sur l’ensemble du cycle de leurs projets et de leur apporter des solutions adaptées à leurs besoins, au-delà de la seule fourniture de machines.

 

(S.) : Pourquoi Neemba a-t-elle choisi d’être partenaire de cette édition de la SAMAO, et que représente cet engagement pour le Groupe ?

 

(E.S.) : Nous accompagnons la SAMAO depuis plusieurs années, et souhaitons naturellement inscrire cette participation dans la continuité de cet accompagnement.

La SAMAO nous permet de rencontrer les différents acteurs du secteur minier et les institutions, d’échanger avec eux et de mieux comprendre leurs projets, leurs enjeux et leurs besoins. Cela nous permet ensuite de mobiliser efficacement l’ensemble des capacités et des expertises dont nous disposons au Burkina Faso.

C’est donc pour nous un véritable lieu de rencontres et d’échanges, où nous pouvons à la fois écouter, présenter notre savoir-faire, partager notre expérience et surtout travailler ensemble. C’est une réelle fierté pour nous de pouvoir participer à cet événement, et nous avons l’ambition de poursuivre cet accompagnement encore longtemps.

 

(S.) : Quels sont aujourd’hui les principaux besoins des acteurs du secteur minier au Burkina Faso et comment NEEMBA y répond-elle ?

 

(E.S.) : Les principaux besoins des acteurs miniers au Burkina et on le retrouve dans les autres pays de l’AES, sont principalement la disponibilité de leurs équipements, qui est leur outil de production. Cette disponibilité est importante pour leur permettre de maîtriser leur planification et de réaliser leurs projets. Un autre enjeu important est la maîtrise des coûts. Ce n’est pas uniquement le prix des équipements, mais l’ensemble des composantes à savoir la consommation, la productivité, la valeur de revente des machines en question. Il existe également un besoin de flexibilité dans les solutions proposées. C’est précisément sur ces différents enjeux que nous intervenons. Cela passe notamment par le développement d’infrastructures locales qui nous permettent d’assurer la disponibilité des machines dans la durée.

Nous avons aussi un centre de reconditionnement de composants qui permet de donner une deuxième, voire une troisième vie aux matériels et des ateliers disponibles un peu partout dans le pays comme à Ouagadougou, à Bobo-Dioulasso et bientôt à Banfora. Cela permet aux clients d’avoir un service de proximité.

 

(S.) : Comment NEEMBA contribue-t-elle au développement du contenu local et à la création de valeur au Burkina Faso ?

 

(E.S.) :  Notre contribution au contenu local passe d’abord par l’emploi. Chez NEEMBA Burkina, environ 99 % de nos effectifs sont burkinabè : sur 502 collaborateurs, 497 sont des Burkinabè, employés sur nos deux sites de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. Nous prévoyons également d’ouvrir prochainement un troisième site à Banfora, afin de pouvoir mieux mailler l’ensemble du territoire.

Notre contribution au développement du contenu local passe également par la formation de nos équipes techniques, pour leur permettre d’appréhender et de piloter notre outil industriel. Ce sont ainsi près de 175 techniciens qui sont formés. À cela s’ajoute la création de valeur locale, notamment à travers la reconstruction des équipements, puisque nous avons aujourd’hui récupéré un maillon de la chaîne de valeur qui nous manquait.

Avant, lorsqu’il y avait des défaillances, nous avions l’habitude d’importer de nouveaux équipements ou composants. Une grande partie des opérations peut désormais être réalisée localement conformément aux spécifications du constructeur, ce qui réduit les délais logistiques et l’immobilisation des équipements.

 

(S.) : Quelles actions mène le Groupe NEEMBA pour renforcer les compétences techniques et former les jeunes aux métiers des mines, de l’industrie et des infrastructures ?

 

(E.S.) : La formation fait véritablement partie de l’ADN de NEEMBA. Chaque année, nous consacrons des moyens importants à la formation de nos effectifs, aussi bien pour les techniciens que pour les non-techniciens. Cela représente plus de 10 000 heures de formation par an. Ce n’est pas négligeable, parce que nous sommes convaincus que c’est par la formation que nous pouvons faire grandir nos équipes et, avec elles, faire grandir notre groupe, sans compter l’impact que cela peut avoir sur le pays et sa population.

Au-delà de cela, les jeunes occupent également une place importante dans cette démarche. Nous avons un centre de formation sur lequel nous misons tout particulièrement, puisque nous avons recruté près de 70 jeunes depuis 2023. Et nous avons pour ambition de poursuivre sur cette lancée, dans une dynamique de développement d’un personnel local, qualifié et bien formé.

Les femmes ne sont pas en reste. Elles restent encore sous-représentées dans les métiers techniques. NEEMBA a donc décidé d’octroyer des bourses à de jeunes filles engagées dans des filières techniques. Environ une cinquantaine de bourses ont ainsi été attribuées depuis 2022. Nous poursuivons cette initiative et avons pour ambition d’augmenter progressivement cette dotation afin de permettre à davantage de jeunes filles d’accéder à ces métiers.

Interview réalisée par Fleur BIRBA

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