
Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a officiellement lancé, le mardi 13 octobre 2026 à Ziniaré,
la production des passeports biométriques au sein de la direction régionale de la Police nationale de Oubri.
Les populations de Oubri peuvent désormais effectuer les formalités pour l’obtention de leurs passeports biométriques à Ziniaré, sans devoir se rendre à Ouagadougou. Depuis le mardi 13 octobre 2026, un service d’enrôlement est opérationnel au sein de la Direction régionale de la Police nationale de Oubri, sise à Ziniaré. Le dispositif a été lancé par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, en présence des autorités administratives et coutumières de la région. Selon les autorités, cette décentralisation vise à rapprocher l’administration publique des citoyens et à faciliter leur accès aux documents de voyage.
Pour le ministre Sana, le déploiement des kits mobiles d’enrôlement dans les régions va garantir un accès équitable aux services publics. Jusqu’à présent, les citoyens-résidents en région et désireux d’obtenir un passeport étaient contraints de se rendre à Ouagadougou ou à Bobo-Dioulasso pour accomplir les formalités. A l’en croire, ces déplacements occasionnaient des dépenses supplémentaires, des pertes de temps et des contraintes liées à la distance.
« Grâce au déploiement de kits mobiles d’enrôlement dans les régions, nos compatriotes pourront désormais effectuer les formalités nécessaires à l’obtention de leur passeport au plus près de leur lieu de résidence », a indiqué le ministre Mahamadou Sana. Cette stratégie s’inscrit également dans la dynamique de modernisation de l’administration publique, engagée notamment avec la mise en service, en 2024, du nouveau plateau technique d’émission des passeports de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).
Au-delà de la simplification des démarches, Mahamadou Sana a souligné les enjeux de souveraineté et de sécurité liés à la fiabilité des documents officiels. La sécurisation de l’identité, a-t-il indiqué, contribue à renforcer les capacités de l’Etat et à faciliter la mobilité des ressortissants burkinabè au sein de l’espace confédéral et à l’international. Le passeport biométrique burkinabè de l’AES coûte 50 000 F CFA, pour un délai de traitement de deux semaines. Le ministre de la Sécurité a exhorté les équipes techniques à garantir un accueil de qualité et à respecter les exigences de célérité, de transparence et de sécurité.
Réduire les distances et les dépenses
Le directeur général de la Police nationale, l’inspecteur général de police Thierry Dofizouho Tuina a, pour sa part, insisté sur le fait que cette opération est en droite ligne avec les objectifs de la Révolution populaire progressiste (RPP) qui veulent que l’administration soit plus proche et plus accessible aux populations.
« Aujourd’hui, il n’est plus question que les citoyens fassent 30, 40 ou 400 kilomètres pour se faire enrôlés à Ouagadougou ou à Bobo-Dioulasso », a-t-il affirmé, soulignant que le nouveau dispositif permet désormais d’effectuer les démarches en région. Pour le DG, la mesure s’inscrit aussi dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne. La gouverneure de la région de Oubri, Sy Assetou Barry, a salué une « vision politique forte ». Pour elle, cette initiative constitue une avancée dans le rapprochement des services publics des citoyens. Elle va notamment permettre aux populations de consacrer moins de ressources aux déplacements nécessaires à l’accomplissement de leurs formalités administratives.
Même satisfecit chez les populations. Le chef coutumier de Ziniaré, Naaba Saneem, a félicité les autorités pour cette initiative qui facilite l’accès aux documents d’identité et réduit les contraintes de déplacement des habitants. Il a aussi salué les efforts entrepris pour rapprocher davantage l’administration des citoyens.
L’ouverture du service à Ziniaré s’inscrit dans un programme d’extension de l’enrôlement des passeports biométriques dans toutes les régions du Burkina Faso.
Djakaridia SIRIBIE


