
La ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré et le ministre chargé de l’Industrie, Gnaniodem Serge Poda, ont visité quatre unités de transformation de produits locaux, le vendredi 16 octobre 2026, à Ouagadougou. Cette sortie leur a permis de recueillir les préoccupations des entrepreneures et d’explorer les possibilités d’un meilleur accompagnement de leurs initiatives.
Le gouvernement entend encourager les femmes qui investissent dans la transformation des produits locaux et mieux cerner leurs difficultés. C’est pourquoi, le ministre chargé de la Famille, le Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré et son collègue
du Commerce, Gnaniodem Serge Poda ont effectué une visite conjointe d’entreprises féminines, le vendredi 16 octobre 2026, à Ouagadougou. Cette démarche vise à renforcer la proximité des pouvoirs publics avec les promotrices d’entreprises et à rechercher des solutions pour favoriser le développement de leurs activités.
La délégation a débuté sa tournée à « Faso Attiéké », au quartier Zone 1. Sa promotrice,
Florence Bassono, s’est réjouie de recevoir les deux membres du gouvernement. « Ils sont
venus nous rassurer que nous ne sommes pas seules, qu’ils nous voient, nous suivent et
nous accompagnent.
Ils sont disposés à faire tout ce qu’ils peuvent, dans le cadre
institutionnel, pour nous soutenir », a-t-elle déclaré. En plus de la transformation des
produits locaux, l’entreprise mène des initiatives sociales et environnementales. Elle dispose notamment d’une crèche, organise des cours d’alpha-bétisation et participe au traitement des déchets dans le cadre d’une démarche de symbiose industrielle à Loumbila.
Sa promotrice a également présenté les emplois créés et les certifications attestant de la qualité et de la sécurité alimentaire de ses produits, notamment les normes NBF (Norme du
Burkina Faso) et HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point).
Des besoins en équipements et en accompagnement
La deuxième étape a conduit les ministres à la Société de transformation des pâtes
alimentaires (STPAS), située à Ouaga 2000. Sa promotrice, Safiatou Zongo, a salué cette
visite, qu’elle considère comme une occasion d’accroître la visibilité de ses produits. Au
quartier Patte d’Oie, c’est l’entreprise Bouda Blandine (EBB), spécialisée dans la production
de bière locale, communément appelée dolo qui a reçu la visite des deux ministres. Sa promotrice, Blandine Bouda, est également restauratrice et va-lorise des mets locaux.
L’entreprise emploie 12 femmes et propose des produits présentés comme 100 % naturels et certifiés NBF. Pour améliorer les conditions de travail de ses employées et assurer une meilleure conservation de ses produits, Blandine Bouda sollicite des équipements solaires et des systèmes de climatisation. Elle a expliqué que les fortes chaleurs
provoquent parfois l’explosion des bou-teilles de dolo, compliquant ainsi le conditionnement
et la conservation. La tournée s’est achevée au Laboratoire Odiss Cosmétique, à Pissy. Cette
unité transforme des produits forestiers non ligneux et agricoles en cosmétique naturel à
forte valeur ajoutée. Sa responsable, Odette Denise Zouré, s’est félicitée de l’intérêt
manifesté par les autorités.
Structurer les réponses aux préoccupations
Au terme de la visite, la ministre de la Famille et de la Solidarité, le Lieutenant-colonel
Passowendé Pélagie Kabré, a salué l’engagement des promotrices et la valeur ajoutée
générée par leurs activités. Elle a expliqué que cette sortie conjointe vise à rencontrer des
femmes entrepreneures qui peuvent se sentir insuffisamment prises en compte dans les
dispositifs d’accompagnement existants.
« Nous avons voulu, conjointement avec le ministère de l’Industrie, du Commerce et de
l’Artisanat, visiter leurs installations, toucher du doigt leurs réalités et recueillir leurs
difficultés et leurs préoccupations afin de voir dans quelle mesure nous pouvons mieux
accompagner leurs initiatives », a-t-elle expli-qué. Selon elle, les visites ont permis de
mesurer l’engagement des promotrices et de constater la chaîne de valeurs créée par leurs
entreprises.
Les préoccupations recueillies seront examinées avec le département chargé de l’industrie, du commerce et de l’artisanat afin de mieux structurer les réponses à apporter, a-t-elle promis. Toutefois, Passowendé Pélagie Kabré a précisé que son département n’a pas vocation à financer directement les entreprises privées.
Elle a néanmoins assuré que des concertations avec les autres départements concernés pourraient contribuer à créer un environnement favorable au développement de ces initiatives.
Enfin, elle a encou-ragé les femmes à s’inspirer des parcours des promotrices rencontrées
pour se lancer dans l’entrepreneuriat et la transformation des produits locaux.
Adama SAWADOGO


