
Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a présidé la conférence de lancement des activités commémoratives du 66e anniversaire des Forces armées nationales, le mardi 20 octobre 2026, à Ouagadougou.
Les forces armées du Burkina Faso vont souffler le 1er novembre 2026, leur 66e bougie. Ainsi, dans le cadre de la commémoration de cet anniversaire, plusieurs activités sont au programme. Le lancement de ces activités est intervenu, le mardi 20 octobre 2026, à Ouagadougou à travers une conférence publique. Placée autour du thème, « Forces armées nationales et réserve miliaire pour la défense souveraine de la Patrie », l’événement a été présidé par le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé. Il a indiqué que le thème de la conférence interpelle sur une question fondamentale.
« Comment bâtir une défense nationale capable de protéger durablement notre territoire, nos populations, nos institutions et notre souveraineté en mobilisant toutes les ressources humaines, matérielles et morales de notre Nation », s’est-il interrogé. Pour lui, la réponse à cette question exige une vision claire, une organisation cohérente et surtout une volonté collective de faire de la défense de la Patrie, une responsabilité partagée. Car, estime-t-il, la défense d’une Nation ne saurait se reposer exclusivement sur ses forces actives. C’est dans cette perspective, a-t-il relevé, que la réserve militaire prend toute sa signification. Il a rappelé que depuis 66 ans, les Forces armées nationales constituent le pilier essentiel de la défense nationale, de par leur engagement, leur discipline et les sacrifices consentis au quotidien. « Toutefois, face à la mutation des menaces contemporaines et à la complexité des défis, notre dispositif de défense doit aussi évoluer, se conformer et s’adapter » a-t-il soutenu.
Ainsi, selon le ministre d’Etat, la réserve militaire offre une opportunité stratégique majeure, car, elle permet d’élargir les capacités de mobilisation de la Nation, de renforcer les effectifs disponibles en fonction des besoins. La réserve militaire, a-t-il poursuivi, constitue également un trait d’union entre l’armée et la société. Elle vise aussi, a-t-il dit, à promouvoir une véritable culture de défense nationale dans laquelle chaque citoyen comprend les enjeux de sécurité collective et la place qu’il peut occuper dans l’effort national. A cet égard, la loi portant statut de la réserve militaire au Burkina Faso adoptée le 26 mai 2026, constitue une étape importante dans la restructuration de cet outil de défense et de renforcement du lien armée-nation, foi du ministre.
Il a souhaité que la conférence publique aille au-delà des considérations théoriques et permette d’examiner, de décortiquer et d’expliquer avec lucidité et rigueur ce qu’on entend par aides militaires. Le président du comité d’organisation, le colonel major, Souleymane Traoré, poursa part, a salué la mobilisation qui témoigne de l’intérêt que les Burkinabè portent sur cette commémoration. « J’exprime ma profonde gratitude au camarade capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef suprême des Forces armées nationales pour sa diligence dans la conduite de la destinée de notre peuple et particulièrement des Forces armées nationales en ces moments de guerre terroriste qui nous est imposée », a-t-il lancé.
Evariste YODA


