
L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), en collaboration avec la Commission de l’UEMOA, organise la deuxième session du Comité des régulateurs nationaux du numérique de l’UEMOA, du 20 au 22 octobre 2026, à Ouagadougou.
Ouagadougou accueille la deuxième session du Comité des régulateurs nationaux du numérique (CRNN) des Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), du 20 au 22 octobre 2026. Le conclave est organisé par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), en collaboration avec la Commission de l’UEMOA. A l’ouverture des travaux, les participants se sont penchés sur la régulation des services financiers numériques, la mutualisation des infrastructures de télécommunications et la mise en œuvre pratique des accords de communications en itinérance.
Selon le Secrétaire général exécutif (SGE) de l’ARCEP, Wendlasida Patrice Compaoré, la présente rencontre vient après celle de Cotonou, au Bénin, en 2025. Elle va permettre, a-t-il ajouté d’apprécier les progrès accomplis et de préciser les actions communes à conduire. A son avis, ce « nouveau chapitre » est gage d’un engagement collectif pour une régulation efficace, inclusive et tournée vers l’avenir des communications électroniques et du numérique dans l’espace UEMOA. « La tenue de cette session témoigne notre volonté commune de renforcer les synergies entre nos institutions, dans un contexte marqué par une accélération des transformations digitales, une diversification des usages et une complexification des enjeux de la régulation », a indiqué Wendlasida Patrice Compaoré. Il a également affirmé que les grandes articulations de ces journées d’échanges constituent des sujets de coopération.
Les usages, a-t-il insisté, évoluent et les responsabilités se croisent, exigeant ainsi une concertation attentive entre les institutions concernées pour la régulation des services financiers numériques et la mutualisation des infrastructures de télécommunications. Le SGE de l’ARCEP a invité les participants à exposer les difficultés rencontrées avec franchise et formuler des recommandations pouvant être mises en œuvre. « Le partage de nos expériences nous permettra d’identifier les pratiques susceptibles de faciliter le déploiement des réseaux et d’améliorer la couverture de nos territoires et la qualité des services », a-t-il affirmé.
Un environnement en perpétuelle transformation
Pour le commissaire de l’UEMOA, Paul Koffi Koffi, ce cadre d’échanges s’ouvre à un moment charnière où la coordination entre les autorités nationales est indispensable pour assurer la cohérence des interventions publiques, protéger les utilisateurs et créer les conditions d’un développement harmonieux du marché numérique communautaire. Il a signifié que les travaux portent
sur des questions déterminantes pour l’avenir du marché numérique communautaire. Le commissaire de l’UEMOA a relevé que le développement des paiements mobiles, des portefeuilles électroniques et des innovations portées par les entreprises de technologie financière ouvre de nouvelles perspectives pour l’inclusion financière et la compétitivité des économies.
« Dans cet environnement en perpétuelle transformation, une coopération renforcée entre les régulateurs des communications électroniques, les autorités de supervision financière et les organismes chargés de la protection des données est cruciale », a-t-il renchéri. Selon Paul Koffi Koffi, l’ambition est aussi de faire du CRNN un instrument de convergence réglementaire, de coopération technique et d’approfondissement de l’intégration numérique au sein de l’UEMOA. Il a souligné que dans le cadre de faciliter ces communications électroniques transfrontalières qui est une exigence naturelle, la session sera couronnée par la signature des accords bilatéraux de « roaming », prévue vendredi 23 octobre 2026. « Il est essentiel que les citoyens en déplacement, les commerçants, les transporteurs, les entrepreneurs et les autres acteurs économiques puissent communiquer au-delà des frontières nationales dans des conditions tarifaires raisonnables et transparentes », a-t-il soutenu.
Boukary BONKOUNGOU
Zourkanaï SANOGO
(Collaborateur)


