Résilience des femmes rurales : le « champ de la paix » de Gourga, un motif de fierté

Sur ce périmètre d’environ un hectare, les femmes déplacées internes et celles de la communauté hôte renforcent la cohésion sociale par la production maraichère.

En marge de la commémoration en différé de la Journée internationale de la femme rurale, dans la région
de Yaadga, la ministre de la Famille et de la Solidarité, lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, a visité
le champ de la paix à Gourga. Ce périmètre maraîcher d’un hectare a été aménagé au profit des femmes déplacées internes et des populations hôtes, afin de renforcer leur résilience.

Présente dans la région de Yaadga qui a accueilli, le 20 octobre 2026, la cérémonie officielle de la célébration de la Journée internationale de la femme rurale, la ministre de la Solidarité et de la Famille, lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, s’est rendue dans le champ de la paix. Situé dans le village de Gourga, le champ de la paix est un périmètre maraicher d’un hectare, exploité en symbiose par des femmes déplacées internes et celles de la communauté hôte.

Elles y cultivent oignons, tomates, choux et autres légumes. Fruit d’un partenariat entre le ministère de la Famille et de la Solidarité et le Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA), l’aménagement est une initiative qui vise à promouvoir le vivre-ensemble, renforcer l’autonomisation de la femme conformément à la vision du gouvernement. Selon la ministre chargée de la famille, elle s’inscrit dans la nouvelle orientation prônée par le département, à savoir rompre avec
les cérémonies sans retombées concrètes au profit d’actions structurantes.

Le lieutenant–colonel Kaboré a salué la force et la dignité des femmes du Yatenga. « Ce champ de la paix est la preuve que lorsque l’on donne à la femme rurale l’accès à la terre, à l’eau et aux intrants, elle nourrit sa famille, renforce la cohésion sociale et bâtit la Nation », a-t-elle déclaré. La ministre chargée de la Solidarité a rappelé que le gouvernement, sous la vision du président du Faso, fait de l’autonomisation de la femme une priorité, en traduisant les paroles en actes concrets.
« Nous invitons l’ensemble des bénéficiaires à faire de ce site une vitrine de la souveraineté alimentaire et du vivre-ensemble. Nous les encourageons à cultiver la solidarité, la cohésion sociale et promouvoir le vivre -ensemble », a-t-elle poursuivi

Le courage et la résilience de la femme rurale

La porte-parole des bénéficiaires, Félicité Belem, au nom des exploitantes, a remercié le gouvernement et son partenaire pour
ce champ dont elles tirent des revenus. « Avant, nous étions assises, les mains croisées et on attendait que quelqu’un vienne nous donner. Aujourd’hui, grâce au champ de la paix, nous travaillons ensemble, PDI et hôtes, comme des sœurs. Grace à ce champ nous avons retrouvé notre dignité. Nous disons merci au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré et au gouvernement pour leur engagement quotidien en faveur des femmes », a-t-elle témoigné.

Le représentant-résident de l’UNFPA au Burkina Faso, Yves Sasenrath, pour sa part, a réaffirmé l’engagement de l’institution aux côtés du gouvernement. « Le Fonds des Nations unies pour la population est fier d’accompagner ce modèle. Ce que nous voyons à Gourga va au-delà du maraîchage. Une femme autonome économiquement est une femme qui décide de sa santé, de l’éducation de ses enfants et qui est moins exposée à la vulnérabilité », a-t-il soutenu. Yves Sasenrath a précisé que l’appui à ce champ s’inscrit dans le programme de renforcement de la résilience des femmes et des filles conformément aux orientations des autorités du Burkina.

Bassirou BADINI

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