
A l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, le service de psychiatrie en collaboration avec la Société burkinabè de santé mentale a organisé une conférence publique sur la « santé mentale dans un contexte de défis sécuritaires », le samedi 10 octobre 2026, à Ouagadougou.
Selon l’Organisation mon-diale de la santé (OMS), la santé mentale est une composante essentielle de notre santé, permettant de faire face aux sources de stress de la vie, de réaliser notre potentiel, de bien apprendre et travailler et de contribuer à la vie de la communauté. Cependant, cette santé peut être troublée par de nombreux facteurs dont, la crise sécuritaire. C’est dans cette optique que le service de psychiatrie en collaboration avec la Société burkinabè de santé mentale a organisé dans le cadre de la Journée mondiale de la santé mentale, une conférence publique pour sensibiliser la population sur les conséquences de la santé mentale sur la population, samedi 10 octobre 2026, à Ouagadougou. Le thème choisi est : « santé mentale dans un contexte de défis sécuritaires ». Le conférencier, Dr Alphonse Nikiema, par ailleurs, psychiatre-psychothérapeute au Centre hospitalier universitaire de Bogodogo, a relevé que la crise sécuritaire que traverse le Burkina Faso, a un impact sur la santé mentale des populations, aussi bien les personnes sinistrées que celles qui les protègent. Il a soutenu qu’1/5 des personnes dans les zones de guerre souffrent des troubles mentaux.

qui aide à une bonne productivité en termes de rendement ».
« Contrairement aux blessures physiques, celles psy-chiques sont souvent invisibles », a-t-il mentionné. Pour Dr Alphonse Nikiema, les séquelles liées à la guerre durent souvent une dizaine d’années, si elles ne sont pas prises en charge. Il a donc appelé la population à être attentive face aux troubles de comportement et à consulter un spécialiste. Pour une bonne santé mentale, le psychiatre-psychothérapeute préconise la vie en communauté, la pratique du sport et un sommeil régulier. La conférence s’est déroulée en présence du chef de service
de psychiatrie de l’hôpital universitaire Yalgado Ouédraogo, Boubacar Bagué. Pour lui, il n’y a pas de santé sans santé mentale.
« La santé mentale est un levier, un élément capital qui contribue au bon développement harmo-nieux de chacun de nous et qui aide à une bonne productivité en termes de rendement », a-t-il relevé. Aussi, Boubacar Bagué a ajouté que quand la santé mentale est troublée, cela entraine des conséquences, pour l’individu lui-même, mais également pour son entourage. Il a, en outre, rassuré que les agents de santé vont être outillés pour accompagner les patients atteints de troubles, de stress post-traumatique, de dépressions, d’anxiété et les conduites addic-tives.
Mariama Claire Mandomba LOMPO


