Coura Yasmine Sandrine Zerbo, diététicienne : « L’alimentation est un levier de prévention du cancer du sein »

La diététicienne, Coura Yasmine Sandrine Zerbo : « une alimentation équilibrée et un mode de vie sain peuvent contribuer à réduire certains facteurs de risque du cancer du sein ».

Le cancer du sein constitue un enjeu de santé publique et figure parmi les cancers les plus fréquents chez les femmes. Son apparition est liée à plusieurs facteurs, notamment génétiques, hormonaux, environnementaux et comportementaux. Si aucun aliment ne permet, à lui seul, de prévenir ou de guérir cette maladie, une alimentation équilibrée et un mode de vie sain peuvent contribuer à réduire certains facteurs de risques et à préserver la santé. Plus de détails dans cet article avec la diététicienne comportementaliste, Coura Yasmine Sandrine Zerbo.

Le cancer du sein figure parmi les cancers les plus fréquents chez les femmes dans le monde. Il peut évoluer sans provoquer de douleur au début. La reconnaissance précoce des signes suspects et l’accès aux examens appropriés permettent d’orienter rapidement les femmes vers une évaluation médicale et, si nécessaire, un traitement adapté. L’absence de symptômes ne garantit pas l’absence de cancer. L’autopalpation peut aider à repérer des changements, mais elle ne remplace ni les examens de dépistage recommandés ni une consultation médicale. Les maitres mots sont de dépister tôt, consulter sans tarder et suivre les recommandations médicales sont des gestes essentiels pour mieux lutter contre le cancer du sein.

Selon la diététicienne comportementaliste, Coura Yasmine Sandrine Zerbo, il est aussi utile de savoir qu’une alimentation équilibrée et un mode de vie sain peuvent contribuer à réduire certains facteurs de risques de la maladie et à préserver la santé. Adopter une alimentation variée, équilibrée et adaptée à ses besoins contribue au maintien d’un poids favorable à la santé et apporte les nutriments nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Il est conseillé de privilégier les produits de saison et, lorsque cela est possible, les produits issus de l’agriculture biologique. Les haricots, les lentilles, le soja et les pois de terre sont d’excellentes sources de protéines végétales et de fibres. Leur consommation régulière contribue à la diversité alimentaire et au maintien d’une alimentation équilibrée.
Coura Yasmine Sandrine Zerbo fait également remarquer que le mil, le sorgho, le maïs, le fonio et le riz complet, lorsqu’ils sont disponibles, contribuent aux apports en fibres et participent à la diversité alimentaire. Ils peuvent être intégrés aux repas en alternance avec d’autres céréales et tubercules locaux.

Prévenir la dénutrition

Le poisson, les œufs, la volaille, les produits laitiers et les légumineuses contribuent à couvrir les besoins en protéines. Leur consommation doit être adaptée aux habitudes alimentaires, aux ressources disponibles et aux besoins individuels.
Le sésame, les arachides, les noix et certaines huiles végétales apportent des acides gras insaturés. Ils ont leur place dans une
alimentation équilibrée, à condition de respecter des quantités adaptées aux besoins énergétiques.
Au-delà du choix des aliments, la spécialiste précise que la prévention repose également sur l’activité physique régulière, le maintien d’un poids adapté et la limitation de la consommation d’alcool.

Pendant les traitements du cancer du sein, la diététicienne relève que le patient doit préserver l’état nutritionnel. En effet la chimiothérapie, la radiothérapie, l’hormonothérapie et d’autres traitements peuvent entraîner des effets secondaires variables comme la perte d’appétit, les nausées, les vomissements, la constipation, la diarrhée, ou des difficultés à s’alimenter.
Dans ce contexte, elle explique qu’un suivi diététique personnalisé est essentiel. Il vise à prévenir la dénutrition, à limiter la perte musculaire et à maintenir des apports énergétiques et protéiques suffisants. La prise en charge du cancer du sein repose sur des traitements médicaux adaptés à chaque patiente. La nutrition ne remplace ni le dépistage, ni le diagnostic, ni la chirurgie, ni les traitements oncologiques. Cependant, elle constitue toutefois un volet important des soins de support. L’accompagnement par un diététicien permet d’adapter les apports aux besoins de la patiente, de prévenir ou de prendre en charge la dénutrition et de tenir compte des effets secondaires des traitements.

Abdoulaye BALBONE

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