
Le commissaire central de police de Bobo-Dioulasso, le commissaire principal de police, Smaîla Nombré, et le commissaire d’arrondissement de Dafra, le commissaire principal de police, Idrissa Sawadogo, ont coanimé une conférence de presse, le lundi 2 novembre 2026. Ils ont présenté aux hommes de média les résultats d’une enquête judiciaire qui a permis l’interpellation de trois individus impliqués dans des faits d’escroquerie transfrontalière, de vol et de recel d’engins à deux roues, et d’assassinat.
La joie était perceptible sur le visage de Adama Dianda. Environ un an après le vol de sa motocyclette à son domicile, il a pu retrouver son engin grâce aux investigations menées par le commissariat de police de l’arrondissement de Dafra. Selon son témoignage, les faits remontent au mois de Ramadan. Des individus se sont introduits dans son domicile pour emporter sa motocyclette. « Cela faisait la cinquième fois que je recevais la visite des bandits, puisque je fais de l’élevage. Les autres fois, ce sont les bêtes et la volaille qu’ils ont emportées », a-t-il expliqué. La récupération de son engin vient ainsi mettre un terme à une longue attente et redonner espoir à cette victime de vols à répétition.
Tout comme Adama Dianda, d’autres personnes ont retrouvé le sourire en récupérant leurs engins dérobés. Un soulagement pour ces victimes qui avaient perdu tout espoir de retrouver leurs biens. A la faveur d’une enquête judiciaire menée par le commissariat de police de l’arrondissement de Dafra, plusieurs biens volés ont pu être retrouvés et présentés à la presse, dans la matinée du lundi 2 novembre 2026, à Bobo-Dioulasso. Selon le commissaire de police de l’arrondissement de Dafra, le commissaire principal de police Idrissa Sawadogo, ces investigations ont permis l’interpellation de trois individus soupçonnés d’être impliqués dans des faits d’escroquerie transfrontalière, de vols et de recel d’engins à deux roues, ainsi que d’assassinat.
Appel à la vigilance
Dans le dossier relatif aux vols de motocyclettes, le principal suspect, âgé de 28 ans et apprenti maçon, opérait avec des complices depuis 2022. Une dizaine de vols d’engins lui sont reprochés. D’après les enquêteurs, les présumés auteurs profitaient notamment des nuits pluvieuses et du sommeil profond des occupants pour s’introduire dans les domiciles et soustraire discrètement les engins. « Face aux difficultés d’écoulement à Bobo-Dioulasso, une partie du butin était acheminée vers leur localité d’origine, dans une commune voisine », a laissé entendre le commissaire principal de police Idrissa Sawadogo. La collaboration des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) a contribué à l’interpellation du suspect. Les investigations ont également permis de saisir huit motocyclettes déclarées volées, cinq cartes nationales d’identité burkinabè, une carte grise et une plaque d’immatriculation.
Les deux autres dossiers concernent, d’une part, un réseau présumé d’escroquerie opérant au Burkina Faso et dans plusieurs pays voisins et, d’autre part, un cas d’assassinat survenu à proximité du Centre médical urbain de Ouezzin-ville. Dans la première affaire, a fait savoir le commissaire central de la ville de Bobo-Dioulasso, le commissaire principal Smaïla Nombré, les enquêteurs font état de sept cas présumés d’escroquerie portant sur plus de 82 millions francs CFA. Un suspect de 35 ans a été interpellé, tandis que son présumé complice est activement recherché. Dans l’affaire d’assassinat, un homme de 52 ans a également été interpellé et a reconnu les faits qui lui sont reprochés.
A l’issue de la phase policière, les différents dossiers ont été transmis au procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso pour la suite de la procédure judiciaire. A travers ces résultats, le commissaire principal Smaïla Nombré invite les populations à renforcer leur collaboration avec les forces de sécurité, tout en redoublant de vigilance. Elle recommande notamment de stationner les motocyclettes dans des endroits sécurisés, de les verrouiller avant de dormir et de renforcer la fermeture des domiciles. Les citoyens sont également invités à signaler tout comportement suspect à travers les numéros d’urgence 17, 10 10 et 16.
Kamélé FAYAMA


