Prix spéciaux de l’UEMOA: Burkinabè et Maliens ont raflé la mise

Dix ans après son premier sacre, Abdoulaye Dao a rebeloté avec «Duga (les charognards)» coréalisé avec Hervé Eric Lengani.

La commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a remis officiellement ses trois prix spéciaux aux lauréats dans les catégories documentaire et fiction, le samedi 2 mars 2019 à Ouagadougou.

«Duga (les charognards)», est le film long métrage qui a remporté le premier prix spécial de l’UEMOA d’une valeur 10 millions de francs CFA à la 26e édition du FESPACO, dans la catégorie fiction long métrage. Il a été réalisé par deux Burkinabè, Hervé Eric Lengani et Abdoulaye Dao. Le dernier cité a été lauréat de cette même distinction en 2009 avec «Une femme pas comme les autres».

Film révélateur d’une fissure sociale remarquable de nos jours, «Duga», selon M. Dao touche à la mort et à la vie à travers un cadavre encombrant qu’on n’arrive pas à enterrer et un bébé découvert dans un dépotoir. «Je souhaite qu’au-delà du Burkina Faso, ce film soit vu dans l’espace UEMOA», a plaidé le réalisateur.

Les deux autres prix spéciaux de 8 millions francs CFA chacun, sont allés au «Rêve brisé» de Bêde Modeste Ganafe Mofedogna du Burkina en fiction court métrage et le documentaire «Juma Duman» du Malien Salif Traoré. Ils traitent, respectivement, de l’immigration de personnes riches qui, pourtant, bradent tout en Occident et des patronymes ; des sujets qualifiés d’originaux par
le jury.

Le président de la commission de l’UEMOA, Abdallah Boureima (milieu) :
«La commission, par son soutien au FESPACO, aide à produire et à diffuser
des images qui parlent de nous et nous rassemblent ».

Pour le président de la commission de l’UEMOA, Abdallah Boureima, le partenariat UEMOA /FESPACO remonte en1997. Et l’objet de cette collaboration, selon lui, est de contribuer à la promotion d’images qui parlent de nous, de nos valeurs, de notre savoir-faire et de nos talents. Les prix visent donc à récompenser et à encourager la production cinématographique au sein de l’espace communautaire, a-t-il précisé.

Dans le cadre de ses missions, l’UEMOA, aux dires d’Abdallah Boureima, œuvre au développement harmonisé du secteur de l’image dans tous les pays membres. Elle travaille donc, à son avis, à l’aménagement d’un environnement juridique et réglementaire communautaire favorable à l’essor d’une véritable économie de la culture en général, et du cinéma en particulier.

A l’occasion de la cérémonie de remise de prix, une conférence a été animée par l’ancien commissaire de l’UEMOA, Seydou Sissouma, sur le thème : «Enjeux de la réglementation du secteur de l’image». Elle a donné lieu à des échanges sur les défis majeurs du cinéma et le soutien des Etats de l’Union à ce secteur.

Tielmè Innocent KAMBIRE

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