En séjour au Burkina Faso dans le cadre des préparatifs du forum du Groupement des éditeurs de presse publique d’Afrique de l’ouest (GPPAO) sur la lutte contre le terrorisme, prévu du 20 au 22 juin 2019 à Ouagadougou, Venance Konan, directeur général de Fraternité matin indique dans cet entretien, les objectifs et les perspectives


de la rencontre. Sidwaya (S) : Qu’est-ce que le Groupement des éditeurs de presse publique d’Afrique de l’ouest (GPPAO) ?

Venance Konan (V.K.) : Le Groupement des éditeurs de presse publique d’afrique de l’ouest (GPPAO) créé il y a de cela quelques années, dénote de la volonté des responsables de médias, de se mettre ensemble afin de relever les défis de l’heure. On a constaté que dans les médias publics de notre région, les problèmes que nous vivons sont identiques. Ainsi, nous avons compris qu’en mutualisant nos efforts, nous irons de l’avant, d’où la création de cette instance.

S. : Quels peuvent être les objectifs et les perspectives du GPPAO ?
V. K. : Via le GPPAO, nous réussissons les échanges de prestations, la formation et les stages de nos journalistes etc., il y a aussi la collaboration mutuelle dans les missions de nos reporters. Cette union favorise des fora et débats d’idées et bien d’autres actions communes de part et d’autre pour rapprocher davantage nos différentes rédactions.

S. : Quel est l’objet de votre séjour au Burkina Faso ?
V. K. : Je suis en tournée dans le cadre de la tenue du 20 au 22 juin 2019 à Ouagadougou du forum international du GPPAO. Une grande rencontre qui va permettre de débattre des questions de terrorisme, de délinquance et de criminalité transnationale. Une rencontre dont le but est de sensibiliser et informer les populations à la nécessité de se donner la main pour accompagner les dirigeants dans la lutte anti-terroriste.

S. : Quel est le thème retenu pour cette rencontre ?
V. K. : Le forum a pour thème «Le rôle des médias dans la lutte contre le terrorisme dans l’espace UEMOA». En tant qu’homme de média, notre travail ne se limite pas à donner simplement des informations sur des attaques mais plutôt à participer à la lutte aux côtés de nos gouvernements. Pour se faire, le traitement des informations terroristes, le timing, la collaboration entre journalistes, gouvernants, forces de défense et de sécurité sont une nécessité pour informer utile.

S. : Quelles sont les grandes figures attendues à ce forum ?
V. K. : D’abord, nous avons le président du Faso qui s’engage à assurer le patronage du forum. On ne pouvait pas rêver mieux. Nous avons eu une audience avec lui au cours de laquelle il a salué le travail qui est fait par le GPPAO et a promis d’être des nôtres lors de cette rencontre.
Il y a également des membres de gouvernement de divers pays africains (Mali, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Niger etc.) Il y a aussi l’ancienne première responsable de l’ONU en Côte d’Ivoire qui a annoncé sa participation à la conférence inaugurale. Nous avons aussi l’ancien Premier ministre du Mali qui interviendra. Notre tournée se poursuit afin de rallier d’autres leaders politiques, la société civile etc.

S. : Quelle place accordez-vous à ce forum dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ?
V. K. : Ce forum est d’une importance capitale pour les décideurs politiques, les forces de défense et de sécurité, les populations, entre autres. Aujourd’hui, le terrorisme est devenu l’actualité de toute l’Afrique. Personne n’est épargné. C’est pourquoi cette rencontre des hommes et femmes des médias va permettre à travers les exposés, d’attirer l’attention sur certains faits sociaux et de sensibiliser aux bonnes pratiques en temps de guerre asymétrique.

S. : Qu’est-ce qui fait la particularité de ce forum?
V. K. : Ce forum est sans doute une première dans notre sous-région. Il n’est pas organisé par un seul groupe de presse mais pour la première fois, c’est tous les médias de la zone UEMOA qui vont unir leurs efforts pour organiser ce grand rendez-vous du donner et du recevoir. De par le passé, nous avons eu à organiser deux fora en Côte d’Ivoire, mais, pour cette fois, l’envergure que nous voulons donner à la rencontre de Ouagadougou est bien plus grande. D’où notre tournée afin de ratisser large. Et dans ce périple, nous avons échangé avec des homologues du Maroc qui envisagent de prendre part au forum.

S. : Comment avez-vous choisi les animateurs du forum ?
V. K. : Ce n’est pas un forum folklorique et pour cela nous avons opté pour les meilleurs en matière de communication, de renseignement. Des spécialistes dans le domaine de la criminologie et de du terrorisme. Parmi eux, nous avons le procureur de Paris que nous avons contacté, des responsables de lutte antiterroriste en Côte d’Ivoire, au Mali et ailleurs qui seront de la partie.

S. : Quelles sont les attentes ?
V. K. : Nous voulons qu’au sortir de cette rencontre, des décisions sous forme de recommandations soient prises en vue de servir de ligne de conduite vis-à-vis des attitudes à observer en période de terrorisme. A terme, toutes les populations doivent être conscientisées sur le perpétuel danger qui nous côtoie. Que chaque citoyen puisse mesurer sa part de responsabilité et cherche à poser des actes qu’il faut pour être utile à la préservation de la paix et la cohésion sociale. La lutte contre les forces du mal n’est pas réservée aux seules FDS ni aux gouvernants, mais chaque individu a sa partition à jouer.

S. : Vous avez eu une audience avec le Président du Faso : de quoi était-il question ?
V. K. : Je remercie du fond du cœur le président Roch Marc Christian Kaboré pour l’entretien qu’il a bien voulu nous accorder. Mieux nous le saluons pour son engagement à nos côtés afin que le forum soit un succès. Nous lui avons fait le point actuel des préparatifs et recueilli ses conseils pour aller de l’avant dans la tâche que nous menons. Je suis aussi reconnaissant au Directeur général des Edition Sidwaya, par ailleurs secrétaire général du GPPAO grâce à qui, nous avons pu rencontrer le chef de l’Etat et nous apercevoir qu’il accorde du prix à notre forum à venir.

S. : A un mois du forum, est-ce que votre budget est déjà bouclé ?
V. K. : Bonne question. Nous sommes encore à la recherche de fonds. Il y a eu beaucoup de promesses mais nous attendons la concrétisation de ces dons. Pour cela, nous lançons un appel aux opérateurs économiques et autres investisseurs qui nous ont fait des promesses, de bien vouloir passer à l’acte.

Entretien réalisé par Wanlé Gérard COULIBALY

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