Le Premier ministre burkinabè, Christophe Joseph Marie Dabiré, a discuté avec deux responsables chargés respectivement du commerce international, d’industrie et des services de Genève, le jeudi 11 juin 2019.

Le chef du gouvernement burkinabè, Christophe Joseph Marie Dabiré, est en quête de partenaires commerciaux. Dans ce sens, il a accordé deux audiences, le 11 juin 2019, en marge de la 108e Conférence internationale du travail qui se déroule du 10 au 21 juin à Genève.

M. Dabiré a échangé avec la directrice exécutive du Centre du commerce international (CCI), Arancha Gonzalez, sur les possibilités qu’offre cette agence onusienne pour une plus grande participation du Burkina au commerce international. Le centre onusien exécute au compte du Burkina, un programme sur le mode éthique via lequel des acteurs du Faso Dan fani sont mis en lien avec les grands marchés de la mode dans le monde entier.
Le Premier ministre et son hôte ont «naturellement» discuté du développement de la filière coton mais aussi des autres filières porteuses burkinabè. Mme Gonzalez s’est dit édifiée par les produits d’habillement faits à base du coton local et produits par des artisans et stylistes locaux. Elle a rappelé qu’à la Journée internationale du coton à l’Organisation mondiale du commerce, le coton made in Burkina aura une place de choix. «Nous comptons faire un défilé de mode où nous aurons comme invité spécial, des stylistes qui font montrer au monde, les efforts que le Burkina fait pour produire plus de la valeur ajoutée locale», a-t-elle dit.

Invité aux négociations sur le commerce électronique

Les deux personnalités ont ensuite parlé de l’intégration commerciale en Afrique et de l’accord continental africain soutenu par le Centre international du commerce. En rappel, l’accord de libre-échange, signé et ratifié par le Burkina Faso, est entré en vigueur en mai dernier. Construit à l’image du marché commun européen, il est censé accroître le commerce-intra-africain de plus de 50%.
Le commerce électronique, un segment appelé en ce 21e siècle, a aussi été évoqué. «J’ai encouragé le Burkina Faso à prendre place dans les négociations en cours de l’organisation mondiale sur le commerce électronique», a confié Mme Gondalez à sa sortie d’audience.
A la deuxième audience, avec le directeur général de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève, Gilles Rufenacht, les échanges ont porté sur des projets de coopération, essentiellement dans les domaines de l’agriculture, la santé et la formation professionnelle.

«Nous avons parlé de la production de tomate. Nous allons voir si certains entrepreneurs genevois sont prêts à développer avec des entrepreneurs burkinabè, des affaires», a expliqué M. Rufenacht. Il pense aussi qu’il va y avoir une coopération sanitaire à travers le Centre de traitement du cancer en projet au Burkina Faso.
Quant à la formation professionnelle, le directeur général de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève souhaite voir des étudiants burkinabè avec des bourses et des stages dans des entreprises genevoises pour s’imprégner de l’expérience locale et s’aguerrir à la culture suisse de l’entreprise.

Aimé Mouor KAMBIRE
(De retour de Genève)

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