Le directeur national de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Charles Luanga Ki-Zerbo, a animé, le jeudi 11 juillet 2019 à Ouagadougou, une conférence de presse sur la deuxième rencontre de concertation avec les établissements financiers du Burkina Faso.

Le Bureau d’information sur le crédit (BIC), un chantier engagé par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), est rentré dans sa phase opérationnelle depuis l’adoption de la loi modificative de la loi portant réglementation des bureaux d’information sur le crédit, le 14 mai 2019. Le sujet a fait l’objet d’échanges entre le directeur national de la BCEAO, Charles Luanga Ki-Zerbo et les directeurs généraux des établissements de crédit, lors de leur deuxième rencontre de concertation de l’année.

Ce dispositif, à écouter le directeur national de la BCEAO, dispense les établissements de crédit de l’obligation de recueil du consentement préalable des personnes ayant bénéficié de prêts avant le 25 mai 2016. «Cet amendement de la loi devrait rendre le dispositif plus opérationnel en permettant le déversement, dans la base de données du BIC, des informations sur les anciens emprunteurs à l’instar des autres Etats de l’UEMOA ayant engagé le processus», a-t-il précisé. L’objectif, a fait savoir M. Ki-Zerbo, est de permettre aux emprunteurs potentiels de présenter une situation la plus complète possible à leurs banques à partir d’un certain nombre d’informations qui peuvent être collectées auprès d’autres établissements et même certains grands facturiers comme les sociétés d’eau et d’électricité. De son avis, la modification de la loi va faciliter la collecte des données pour les banques et rendre plus pertinente la consultation des informations.

«Souvent les banques veulent consulter le BIC, mais se rendent comptent qu’il n’y a aucune donnée», a soutenu le directeur national de la BCEAO. Pour sa part, le président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina (APBEF-B), Martial Goeh-Akue, a confié qu’à ce jour des données ont été rendues disponibles auprès du BIC dans près de 70% des nouveaux prêts. Selon lui, le secteur se porte bien avec notamment un volume de financement à l’économie qui s’accroit. Au cours de la rencontre, a souligné Charles Luanga Ki-Zerbo, il a également été question du dispositif de soutien au financement des Petites et moyennes entreprises/industries (PME/PMI), des structures devant les accompagner à mieux structurer leurs activités. «Le rôle de ces structures consiste dans l’accompagnement des PME/PMI à satisfaire aux conditions d’éligibilité ainsi que le suivi des entreprises bénéficiaires de financement», a-t-il renchéri.

A cet effet, il a cité l’exemple du délai de paiements de la commande publique qui peut favoriser l’accès des crédits aux PME. En dehors des factures d’eau et d’électricité, y a-t-il d’autres qui seront prise en compte ? Sur cette question des journalistes, Charles Luanga Ki-Zerbo a indiqué que le BIC n’a pas pour vocation d’aller jusque dans la vie privée du client mais en entendant que les grands facturiers soient connectés au système, il est important d’avoir des informations comme l’adresse.

Joseph HARO

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