La nouvelle présidente de la commission, Ursula Gertrud Von Der Leyen, doit travailler sur la réforme de l’UE.

L’Allemande, Ursula Gertrud Von Der Leyen, 61 ans, a été élue à la tête de la Commission européenne, le mardi 16 juillet 2019. Elle remplace le Luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, après cinq ans passés à ce poste.

Lors de la désignation de l’Allemande Ursula Gertrud Von Der Leyen comme présidente de la Commission de l’Union européenne (UE), l’un des faits qui ont marqué les esprits est qu’elle n’a pas été plébiscitée. Après de longues tractations, elle a, en effet, été élue par les eurodéputés avec une courte avance : 383 voix, soit légèrement plus que la majorité absolue (374 voix).

Un score loin des 444 bulletins qu’elle aurait dû avoir, correspondant aux voix de l’ensemble des conservateurs, des socio-démocrates et des centristes libéraux qui lui avaient apporté expressément leur soutien. Pour certains observateurs, cette élection est le signe de l’affaiblissement de l’Europe et marque un début de turbulences. Ils y voient une rébellion démocratique, celle d’un Parlement européen en ébullition.

De ce fait, il se dégage à l’unanimité qu’avec une légitimité aussi fragile, la tâche immédiate d’Ursula Von Der Leyen de composer la Commission européenne s’annonce ardue. De prime abord, beaucoup pensent qu’elle aura du mal à imposer son autorité. En tous les cas, leurs inquiétudes sont légitimes, car la concernée elle-même a reconnu, à peine le résultat dévoilé, que ses débuts seront difficiles et a appelé les eurodéputés à travailler ensemble «de façon constructive».

Mais, ce n’est pas pour autant que la nouvelle présidente doit rester inactive. Elle doit tout de suite établir ses priorités pour les cinq ans à venir. Et elle a déjà donné des pistes sur l’engagement écologique, la réforme de l’Union européenne et l’accroissement des pouvoirs du Parlement. Cependant, avant ces perspectives à long terme, Ursula von der Leyen va d’abord devoir composer son équipe, le collège des commissaires que les vingt-sept autres pays de l’Union européenne vont lui proposer et qui devront eux aussi passer par une audition et un vote au Parlement européen.

En dépit de ces appréhensions, pour d’autres observateurs avisés, l’élection d’une Allemande à la présidence de la Commission est plutôt une bonne nouvelle pour l’action extérieure de l’Union européenne. Pour eux, cela peut améliorer la situation par rapport à une Allemagne assez rétive sur les questions de défense et de politique extérieure européenne. Ils s’appuient notamment sur le fait qu’en tant que ministre, Ursula von der Leyen a soutenu les récentes avancées de l’Europe de la défense, en particulier le projet franco-allemand d’avions de combat du futur. Ils estiment aussi qu’elle devrait jouer un rôle important pour la mise en place du Fonds européen de défense, contre lequel les Etats-Unis sont vent debout.

Aussi, ils croient que sa présence à Bruxelles obligera le gouvernement allemand a plus de considération vis-à-vis de la Commission européenne, ce qui n’était pas le cas d’Angela Merkel qui a toujours privilégié l’intergouvernemental. Autre aspect non moins important, les Allemands sont frileux sur le renforcement de l’euro, mais Ursula Von Der Leyen a évoqué dans son discours, l’achèvement de l’Union bancaire et un marché des capitaux.

Son premier test en la matière sera sans doute le vote du budget européen par le Parlement et le conditionnement de l’octroi des fonds structurels au respect de l’Etat de droit. Une question qui pourrait susciter des oppositions entre le Conseil et le Parlement, compte tenu du poids acquis par les pays d’Europe centrale au sein du groupe parlementaire du Parti populaire européen (PPE).

La rédaction


 

Bio express

Ursula Gertrud Von Der Leyen, née le 8 octobre 1958 à Ixelles (Belgique), est une femme politique allemande membre de l’Union chrétienne-démocrate (CDU). En 2003, elle devient ministre de la Famille du Land. Deux ans plus tard, elle est choisie par Angela Merkel pour occuper le ministère fédéral de la Famille dans sa première grande coalition. Proche de la chancelière, elle mène une politique familiale jugée aux antipodes des positions de son parti en favorisant notamment le développement des crèches et en instituant un « salaire parental ». Elle est reconduite en octobre 2009, puis nommée ministre fédérale du Travail à peine un mois plus tard, du fait de la démission de Franz Josef Jung. Elle devient ministre fédérale de la Défense en décembre 2013, la première femme à occuper ce poste.

Source : Wikipédia

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