La représentante du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Pauline Zouré (milieu): «Les ONG/AD sont des partenaires de taille de l’Etat».

La Direction générale de la coopération (DGCOOP) a organisé, le mercredi 17 juillet 2019 à Ouagadougou, la 7e édition des Journées nationales de concertation (JNC).

«Situation sécuritaire et poursuite des actions de développement des ONG/AD : quelles stratégies de pérennisation de l’offre de services et des financements ?», c’est sous ce thème que la Direction générale de la coopération (DGCOOP) a tenu la 7e édition des Journées de concertation (JNC), le mercredi 17 juillet 2019 à Ouagadougou.

L’objectif de cette rencontre était d’échanger sur la situation sécuritaire du Burkina Faso, les différentes actions menées par le gouvernement et les incidences de l’insécurité sur les interventions des Organisations non gouvernementales/Associations de développement (ONG/AD). Selon la représentante du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Pauline Zouré, les ONG/AD sont des partenaires de «taille» de l’Etat auprès des populations. Elles rendent des services sociaux et civils aux populations affectées par la précarité et la vulnérabilité, a-t-elle expliqué.

Elle a aussi déclaré que ces ONG et Associations de développement sont des alliées qui aident le gouvernement dans la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). Pour Pauline Zouré, les ONG/AD, reconnues pour être les plus proches des populations dans leurs interventions, sont exposées aux péripéties de cet environnement de moins en moins sécurisé, surtout dans les zones nordiques et orientales du Burkina Faso.

Par conséquent, le gouvernement fait face au retrait de certains partenaires, à l’arrêt de certains financements, etc., a-t-elle affirmé. Mme Zouré a également indiqué que le thème a été proposé afin que l’Etat et les ONG/AD échangent largement sur la situation sécuritaire et trouvent des moyens pour sécuriser davantage les zones d’intervention ainsi que rassurer et mobiliser certains bailleurs de fonds.

A l’entendre, les échanges se sont faits sur deux sous-thèmes à savoir «Situation sécuritaire au Burkina Faso et actions de mitigation par l’Etat» et «Incidence sécuritaire sur l’action des ONG/AD au Burkina Faso : état des lieux et recommandations». D’une manière générale, il est attendu à l’issue des journées de concertation 2019, une meilleure connaissance de la situation sécuritaire du Burkina Faso, a-t-elle poursuivi.

Pour ce qui est du déroulement des travaux, il y a eu des expositions des savoirs et savoir-faire des ONG/AD, une plénière sous forme de communication et un dialogue direct avec le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a-t-elle ajouté.

Les acquis des ONG/AD

«La situation d’insécurité que nous vivons aujourd’hui nous concerne tous et nous interpelle», a évoqué le représentant du Premier ministre, chef du gouvernement, le ministre Harouna Kaboré. De ce fait, le thème cité plus haut qui est d’une importance capitale permettra d’échanger en vue de dégager des pistes de solutions permettant aux différents acteurs d’assurer la continuité de leurs interventions, a-t-il signifié.

Selon Harouna Kaboré, les ONG/AD constituent des acteurs fortement impliqués dans le développement de la nation. Donc, il est nécessaire pour le gouvernement d’associer de façon efficace et efficiente l’ensemble des acteurs à l’édification de la nation et de prêter l’oreille attentive à leurs préoccupations, a-t-il mentionné.

Il a, par ailleurs, affirmé que les ONG/AD étant plus proches des populations, connaissent mieux ces réalités, ce qui nécessite l’accompagnement et l’encouragement du gouvernement. A l’écouter, les ONG/AD depuis leurs mises en place ont multiplié leurs actions. Elles ont mobilisé de 2016 à 2018, plus de 311 milliards FCFA investis dans toutes les régions du Burkina Faso et dans des projets socioéconomiques, a-t-il ajouté.

Ces investissements, a-t-il expliqué, ont permis la réalisation de plusieurs établissements scolaires, des centres de santé et bien d’autres. Pour terminer, Harouna Kaboré a souhaité que tous puissent s’impliquer et s’investir dans les actions de renforcement de la sécurité de la nation. Environ cent cinquante participants ont pris part à cette rencontre.

Antoinette BENON
(Stagiaire)

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