Au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire, il est l’un des acteurs influents dans le milieu du Showbiz. Yves Toukpo, plus connu sous le nom de Yves de Bimboula est arrangeur et technicien en son. Il est à l’origine de tubes à succès de nombreux artistes musiciens ivoiriens et burkinabè.

Arrangeur et technicien en son, Yves Toukpo, alias Yves de Bimboula, est bien connu dans le milieu de la musique burkinabè. Né à Divo, une ville située dans le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire, il est aujourd’hui, l’une des figures incontournables du show-biz au pays des Hommes intègres.  Piqué par le virus de la musique dès sa tendre enfance, le petit Yves commence, à l’âge de cinq ans, à jouer à la percussion. A dix ans,  il intègre une chorale où il apprend le piano et le batteur. Quelques années plus tard, Yves Toukpo, chantre au sein de la chorale, est passé maître dans l’art du maniement de la guitare solo. «C’est à ce moment que j’ai décidé de me donner à fond à la musique en prenant comme modèle l’un de mes cousins, David Tayorault, l’un des grands arrangeurs de la Côte d’Ivoire. Et je voulais à tout prix lui ressembler », confie-t-il. Son icône n’assurera cependant pas sa formation de base, mais contribuera néanmoins à le mettre sous le feu des projecteurs. Amoureux des belles mélodies, et arrangeur talentueux, Yves de Bimboula ne dispose pas à ce jour d’album personnel.  En revanche, il compose, depuis de nombreuses années, des chansons pour des artistes burkinabè et de la sous-région. Travailleur infatigable et réservé, le natif de Divo connait, par contre, une notoriété légendaire. Son nom est mentionné régulièrement dans de nombreux titres. Yves de Bimboula est, en effet, un arrangeur prolifique. « J’ai apposé ma signature sur un grand nombre d’albums qu’il m’est aujourd’hui difficile d’en donner un chiffre exact. Néanmoins, je peux vous citer, entre autres, des œuvres d’artistes tels que Floby, Bétika, DJ Jeff, feue Safoura Delta, etc.», relève-t-il. Venu au Burkina Faso depuis 2008, il est aujourd’hui à cheval entre son pays d’adoption et la Côte d’ivoire. Ce qui n’affecte en rien son travail au quotidien. « La musique est universelle. Il suffit de comprendre les bases, le BA-BA. Chaque pays a certes sa culture, mais les règles sont sensiblement les mêmes partout», explique l’arrangeur. Au fil des ans, il parvient à une alchimie des musiques ivoirienne et burkinabè. Par exemple, la musique des Gourounsi de Réo, soutient-il, rejoint celle des Bété, peuple du Sud-Ouest et du Centre-Ouest de la Côte d’ivoire. « Il y a d’autres qui rejoignent la musique Baoulé (communauté vivant principalement au Centre de la Côte d’ivoire). Ce sont les lignes et les mélodies qui font la différence, sinon les rythmiques sont les mêmes », fait-il remarquer. Soucieux de l’avenir du métier d’arrangeur, Yves de Bimboula rêve de créer une école de formation. « De nos jours, les gens apprennent juste les rudiments, et après se débrouillent avec l’outil informatique. Or, pour connaitre la structuration d’un chant, il faut au préalable bénéficier d’une formation rigoureuse. Sur le terrain, il y a également un manque criant de techniciens de son de studio et de scène », affirme celui qui dit être chez lui au Burkina Faso. Pour lui, l’intégration entre Ivoiriens et Burkinabè est « bien réelle« .

Joseph HARO

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