Bien que le taux de prévalence contraceptive moderne du Burkina Faso au niveau des jeunes soit  de 30,7% en 2018, avec des besoins non satisfaits toujours élevés à 23%, le pays se positionne mieux pour l’atteinte des objectifs fixés en 2020 notamment à travers les réseaux sociaux. C’est ce qu’a indiqué   la Secrétaire technique chargée de l’accélération de la transition démographique au ministère de la Santé, Dr Ida Kagoné lors de la 8e réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou tenue du 3 au 5 décembre 2019  à Cotonou au Bénin.

En matière de changement social et de comportement dans les formations sanitaires au Burkina Faso, beaucoup d’acquis ont été engrangés de l’avis de la secrétaire technique chargée de l’accélération de la transition démographique au ministère de la Santé, Dr Ida Kagoné. Elle l’a annoncé dans sa communication lors de la 8e RAPO 2019 au Bénin. Au nombre de ces acquis, il y a les prestations gratuites des services de santé reproductive et planification familiale, réalisés au cours de la semaine nationale de Planification familiale (PF), qui permet de recruter près de 75% des utilisatrices de méthodes contraceptives ; l’utilisation judicieuse des réseaux sociaux, les twitter et les ‘’QG Jeunes’’. « Nous avions envisagé un objectif de un million de connexion pour les trois ans de mise en œuvre (2017-2020), mais en un an, nous avons atteint 1 800 000 connexions, soit trois fois plus que ce qui était prévu», s’est-elle réjouie.

En dehors des prestations sanitaires, Dr Kagoné a fait cas de la collaboration du ministère de la Santé avec celui de l’Education, d’une intégration de la santé sexuelle et reproductive (SSR) et curricula dans le primaire et le post-primaire, ainsi que dans les clubs ‘’Deen kan’’ ou voix des enfants. Des clubs mis dans des établissements et qui animent des thématiques sur les violences basées sur le genre et la gestion hygiénique des menstrues. « Tous les espaces sont également exploités par les jeunes du secteur informel, qui font des sensibilisations de proximité à leurs pairs », a-t-elle clarifié. Aussi une initiative de PPGlobal et de ses partenaires ont mis en place un programme dénommé Billi Now Now qui a permis de sensibiliser 10 000 jeunes en 3 mois  sur la santé sexuelle et reproductive.

Le  plan national d’action budgétisé (2017-2020) du Burkina Faso  est de 28 milliards F CFA. 28 % de ce budget est consacré aux activités des jeunes et adolescents, comme l’a souligné Dr Kagoné.  Cependant, des défis restent à relever, à savoir l’inadaptation des messages,  la non fréquentation des centres d’écoutes par bon nombre de jeunes et cette problématique mérite d’être repensée. « Les jeunes se sentent stigmatisés quand ils se rendent dans des centres au vu de tous et cela constitue déjà un frein. Il faudra donc accroître nos ressources en 2020, pour soutenir les activités en direction des jeunes, en leur créant de cadres favorables », a-t-elle soutenu.

 

Afsétou SAWADOGO

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