Journée mondiale de l’environnement 2020 : Non à la coupe abusive du bois… !

La direction régionale de l’environnement des Cascades dispose désormais d’une clôture.

Le ministère de l’Environnement, de l’Economie Verte et du Changement climatique, a choisi Banfora, le 17 juillet 2020, pour abriter la célébration en différé, de la Journée mondiale de l’environnement (JME) édition 2020. Placée sous le thème : «Tous unis pour la préservation de la biodiversité, source de vie », la cérémonie officielle a été présidée par le ministre en charge de l’environnement Batio Bassière, entouré de ses collègues en charge des droits humains, Maminata Ouatara et de celui des Ressources Animales, Soumanogo Koutou.

Examiner l’état des lieux de l’environnement du pays ; réfléchir aux actions individuelles et collectives à mettre en œuvre pour la préservation de ce patrimoine commun  et s’engager davantage dans la promotion d’un environnement sain pour tous ; voici, entre autres, les opportunités qu’offre la célébration de la Journée mondiale de l’environnement au ministère en charge de ces questions.

Dans la capitale de la cité du Paysan noir qui a abrité cette célébration tournante, Nestor Bassière a invité les burkinabé, comme un seul homme, à dire « non à la coupe abusive du bois ; non aux feux de brousse ; non au braconnage ; non aux pollutions sous toutes ses formes ; oui aux modes de production et de consommation durables ; oui à l’exploitation rationnelle des ressources naturelles ; oui au respect des textes en matière d’environnement ; oui à la promotion d’un environnement sain ; et enfin oui à la préservation de la biodiversité ».

Pour le premier responsable du département en charge de l’environnement, afin de donner suite à l’appel international de la Journée mondiale de l’environnement (JME) 2020, nous devons tous œuvrer à la protection de notre patrimoine faunique et floristique, en réduisant notre pression sur ces ressources naturelles. C’est pourquoi le ministre de l’Environnement a martelé ceci : « Nous devons satisfaire nos besoins sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs ». A l’en croire, l’analyse de l’état de l’environnement au Burkina Faso met en exergue plusieurs problèmes environnementaux majeurs auxquels le pays est confronté.

S’inscrire dans la dynamique de notre propre survie

Ces éboueurs du jour ont rendu «mana-mana » cette rue perdue de Banfora.

Au nombre des problèmes environnementaux auxquels il faut faire face, la dégradation des terres, la perte de la biodiversité, la dégradation du potentiel de la ressource en eau, la problématique de la gestion des déchets, eaux usées et excréta, et l’émergence de certaines maladies comme le cas actuel de la COVID-19 qui touche le monde entier. La ville de Banfora tout comme les autres villes du Burkina est confrontée à ces tristes réalités. C’est pourquoi Batio Bassière a lancé un appel aux collectivités territoriales, aux organisations de la société civile, aux partenaires et à toute la population, à se mettre en ordre de bataille pour sauver la biodiversité.

Selon Adama Barry, DG de Wahgnion Gold Opérations SA et parrain de la cérémonie, sa structure est « très sensible aux questions environnementales et sociales » d’où sa présence ici en tant que parrain aux côtés d’autres acteurs aussi engagés pour la protection de la diversité biologique. Wahgnion Gold Opérations SA, qui se veut une entreprise citoyenne, s’est dit résolument engagée à apporter sa pierre aux actions de restauration et de conservation de la biodiversité et partant, de la préservation de l’environnement.

Pour le parrain Adama Barry, Wahgnion Gold Opérations SA jouera « toute sa partition » pour accompagner le département de l’environnement dans cette marche noble de protection de la biodiversité et partant de la préservation de l’environnement. Quant à Siaka Soulama, 2e adjoint au maire de Banfora, sa région fait partie des plus boisées du pays et l’une des plus riches en biodiversité, d’où la nécessité de la protéger contre les actions anthropiques.

« Nous n’avons pas le choix si nous voulons nous inscrire dans la dynamique de notre propre survie et celle du développement durable », a-t-il déclaré. Eu égard aux menaces environnementales, le 2e adjoint au maire de Banfora a déclaré que la commune de Banfora s’est donné pour mission de « travailler à inverser ces tendances à la dégradation de notre patrimoine commun ». La Journée mondiale de l’environnement est célébrée le 05 juin de chaque année. Cette année, le Burkina Faso l’a célébrée conjointement avec la Journée nationale de la salubrité.

A l’occasion de cette journée de salubrité, les membres du gouvernement présents, les autorités locales, invités et populations ont dégagé un tas d’immondices situé en bordure de la rue passant devant le lycée Fadoua-Niambignan. Le ministre Bassière et sa suite ont également mis à profit cette journée, pour inaugurer la nouvelle clôture de la direction régionale en charge de l’environnement à Banfora.

Mamadou YERE

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