Aidons les femmes !

Le rêve de toute femme digne de ce nom est d’avoir du travail et un foyer avec un mari qui l’aime et la respecte ; un époux qui n’est ni ange ni démon mais qui sait la détendre et la défendre ; un bras qui sait la tenir et la protéger contre les coups de la vie.
Le rêve de la femme de foyer, c’est d’avoir des enfants, de les éduquer selon sa culture et son histoire et les voir grandir et réussir.

Malheureusement, beaucoup de femmes souffrent le martyre dans des foyers de braises attisées par un féodal violent et irresponsable. Beaucoup de femmes ne sourient que de façade, juste pour tromper les regards et donner bonne impression. Beaucoup de femmes s’habillent bien, se coiffent bien et se parfument comme des fleurs mais au fond d’elles se fanent une âme. Elles se sentent insipides, sans saveur ni couleur. Leur seul goût à la vie est un lointain souvenir qu’elles ressassent sans arrêt.

Leur vie entière est un aller sans retour dans les couloirs de l’amour vautour. Beaucoup de femmes ont les plus beaux reliefs de la terre mais c’est sur des tas d’immondices que leur mari lève le pied. Il y en a qui ont rang de reine ou de sirène, mais c’est dans une arène qu’elles tentent de survivre. Il y en a même qui gravitent toutes les marches des études, du travail et du succès ; elles font le tour du monde et marchent sur des tapis rouges sous les ovations et les fanfares ; dans leur foyer, « le monde s’effondre » ; leur histoire d’amour est « une aventure ambigüe » à rebondissements.

Quand un homme refuse de manger le plat préparé par sa femme, cela fait plus mal que le feu qui a brûlé les doigts de cette femme. Cela fait plus mal que la fumée qui a picoté et rougi ses beaux yeux. Quand un homme crie et vocifère, insulte et diminue sa femme ; quand il ose lever la main sur celle qu’il appelle « bébé », peut-il encore trouver un alibi pour passer du dos à dos à la libido ? Peut-on battre celle que l’on « aime » et vouloir la caresser le moment venu sans être en conflit avec sa propre conscience. Peut-on faire l’amour avec une femme qui porte les stigmates de la violence conjugale, les plaies encore ouvertes par la même main qui câline ?

C’est contradictoire ! C’est inconcevable ! Quand un homme qui se dit « mari » ou « époux » franchit le Rubicon pour battre sa femme par-dessus le bons sens et la décence, que vaut encore le sexe dit fort s’il ne sait pas défendre le « sexe faible ».
S’il suffisait d’avoir suffisamment de muscles pour s’élever au rang d’homme, alors il aurait fallu confier nos foyers aux gladiateurs d’antan. S’il suffisait pour être un homme d’avoir suffisamment d’argent pour que les femmes ne manquent de rien, il aurait fallu savoir marchander le bonheur. Et si le charme seul suffisait pour contenter ces dames, nos foyers seraient un plateau de défilé de mode fait de crocs en jambe.

C’est vrai, la femme a perdu de sa valeur au regard de ce que nous montrent les médias et les trottoirs. Ça fait mal de voir que son charme se vend et s’achète, parfois en-deçà du prix d’un poulet. La femme n’a plus son lustre d’antan avec la chosification dont elle est victime de nos jours. Mais il appartient à chacun d’éduquer ses enfants afin qu’ils aient un autre regard de l’autre moitié du ciel. Il est aussi temps pour la femme de serrer davantage le bout du pagne et sauter dans l’arène pour redorer son blason et conserver sa couronne. La femme n’est pas un demi-être ; elle n’appartient pas à une « junte féminine », c’est péjoratif ! Être femme, ce n’est pas un blâme, ce n’est pas non plus une belle réclame qu’on acclame juste pour son charme.

La femme, c’est d’abord la mère qui porte et supporte, creuset de la vie. La femme, c’est l’éducatrice qui forme et transforme sans déformer. C’est la conseillère qui chuchote pour éclairer et guider sans tapage ni boucan. C’est elle qui nous complète, mais c’est encore elle que nous relayons au second plan d’une société plus phallocrate que démocrate. Les femmes souffrent et leur souffrance est devenue un slogan de campagne politique, mais au fond, que de promesses. Au fond, on ne fait pas confiance en la femme. On choisira toujours un homme à sa place, parce qu’elle « n’est qu’une femme ». C’est injuste ! Aidons les femmes à réussir, aimons-les, respectons-les, protégeons-les !

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

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