Digitalisation de chaînes de valeur: des opportunités offertes au coton

Le Fonds d’équipement des Nations unies (UNCDF) a organisé un atelier de restitution virtuelle sur les opportunités de la digitalisation de la chaîne de valeur coton, le jeudi 22 avril 2021 à Ouagadougou.

Dans l’optique de cartographier la filière coton, les acteurs qui y interviennent et ses principales activités en vue d’encourager la digitalisation des flux et même d’encourager la productivité des cotonculteurs, le Fonds d’équipement des Nations unies (UNCDF) a commandé une étude. La restitution de l’étude s’est faite, le jeudi 22 avril 2021, à Ouagadougou. Selon Manohisoa Boulier du cabinet Amarante en charge de l’étude, il fallait répondre à la question : Quelles sont les opportunités de la digitalisation de la chaîne de valeur coton ? Dans sa communication, la consultante a indiqué que la recherche a concerné des provinces de trois régions du Burkina Faso, à savoir : le Centre-Ouest, le Centre-Sud et le Centre-Est et a concerné un échantillon de 641 personnes. Il ressort que l’étude a permis de faire une distinction entre les acteurs directs (cotonculteurs, tisseuses, sociétés d’huilerie et de savonnerie) et les acteurs indirects (groupements, unions des producteurs de coton, les sociétés cotonnières et institutions financières). La recherche a également permis de mieux comprendre les flux financiers en amont et en aval de la filière et les modes de paiement, selon chaque type d’acteur de la chaîne de valeur.
Dans le même ordre d’idée, l’étude a fourni une certaine visibilité sur le partage et le circuit des informations au sein de la filière. Toutefois, des contraintes a relevé Manohisoa Boulier, existent et pourraient entraver la digitalisation des flux : il s’agit de l’analphabétisme de certains acteurs de la chaîne de valeur et leur niveau de maturité digitale largement perfectible. «Pour concrétiser les opportunités de digitalisation identifiées, il faudra en tenir compte et trouver des solutions adaptées pour les atténuer », a-t-elle proposé. Pour Joseph Senninger de la coopération du Luxembourg partenaire financier de l’étude, la digitalisation participe au développement agricole.
Quant à la responsable pays inclusion financière et numérique de l’UNCDF, Janine Ouattara, elle a justifié le choix du coton pour la digitalisation dans l’étude par le fait que ce produit occupe un grand nombre de producteurs et est le 2e produit d’exportation du Burkina Faso. En rappel, l’UNCDF est l’agence qui promeut des investissements dans 47 pays les moins avancés du monde. Au Burkina Faso, sous l’égide du gouvernement, elle met en œuvre le programme d’appui à la résilience économique et climatique des populations à travers les innovations digitales.

Paténéma Oumar
OUEDRAOGO

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