Femmes victimes des violences terroristes: la caisse populaire de Kaya apporte son soutien

A la suite des reportages des Editions Sidwaya sur les femmes victimes de viols par des terroristes et la prostitution des femmes déplacées dans la région du Centre- Nord, la caisse populaire de Kaya a offert, le jeudi 2 avril 2021, des vivres à une quarantaine d’entre elles.

Des sacs de riz, de macaronis et des bidons d’huile, d’une valeur de plus de 550 000 F CFA, c’est la contribution de la caisse populaire de Kaya pour soulager la souffrance des femmes victimes des violences terroristes dans la région du Centre-Nord. Selon le Président du conseil d’administration (PCA) de la structure, Tasséré Bélemviré, la caisse n’est pas à son premier geste à l’endroit des déplacés internes. « En décembre 2020, nous avons fait un don d’une valeur de plus de 3 millions 750 mille francs CFA à tous les déplacés de la province. Mais cette fois-ci, nous avons été sensibles au reportage de la journaliste Mariam Ouédraogo sur ces femmes. C’est pourquoi, nous avons décidé de leur apporter notre modeste contribution, car nous savons que pour une personne qui a vécu ce genre de situations, physiquement et moralement, elle est touchée », a indiqué M. Bélemviré. Il a laissé entendre que le soutien de la caisse ne va pas s’arrêter en si bon chemin. « La journaliste a aussi apporté d’autres retombées pour ces déplacés et les femmes de la caisse ont sur place décidé d’initier ce type de collecte. Dans les jours à venir, nous allons mûrir la réflexion afin de voir ce que l’on peut faire dans ce sens », a-t-il avancé. Invitée en tant qu’actrice principale de ce don, la journaliste des Editions Sidwaya, Mariam Ouédraogo, n’est pas allée les mains vides. Elle a également initié une collecte qui lui a permis de récolter des habits, des cartons de savon et de spaghettis pour appuyer le geste de la caisse populaire.

Leur apprendre à pêcher

Selon Mme Ouédraogo, c’est un soulagement total. « Après la publication des articles, nous avons été contactées par plusieurs structures qui se sont engagées à soutenir ces femmes. Aujourd’hui, la caisse populaire de Kaya vient de concrétiser sa promesse et nous ne pouvons que nous en réjouir », a souligné la journaliste. Cependant, au-delà des soutiens spontanés, Mariam Ouédraogo pense qu’il faut leur apprendre à pêcher. Et dans ce sens, elle a dit avoir initié un projet en vue de leur autonomisation. « Avec ce projet, ce sera l’occasion pour elles de prendre conscience de leur situation et de s’essayer dans l’entrepreneuriat afin de s’autonomiser et ne pas dépendre de ces aides qui ne vont pas durer éternellement », a-t-elle précisé. Elle a lancé un appel à l’endroit des partenaires pour la concrétisation du projet qui viendra, selon ses dires, atténuer la souffrance de ces femmes qui sont dans la détresse. La représentante de ces femmes déplacées, Asséta Sawadogo, a d’abord remercié les donateurs avant d’expliquer que leur situation va de mal en pis. « Nous étions reparties pour nous installer chez nous. Mais le 13 mars passé, des bandits sont revenus nous agresser, tuant deux de nos volontaires et faisant des blessés. Ce qui nous a contraints à s’enfuir de nouveau. Aujourd’hui, nous sommes dans la précarité, car nous avons fui sans rien emporter », a-t-elle relaté. Pour permettre à ces femmes de trouver leur dignité, la journaliste Mariam Ouédraogo a appelé à plus de solidarité à leur endroit.

Donald Wendpouiré NIKIEMA
tousunis.do@gmail.com

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