Insécurité dans la Boucle du Mouhoun : Dédougou dans la rue pour soutenir les FDS

La population de Dédougou s’est mobilisée, le mardi 23 novembre 2021, pour une marche de soutien aux Forces de défense et sécurité (FDS).

Le porte-parole des marcheurs, Cheick Omar Koné : « Nous ne demandons pas la démission du Président. Nous ne voulons que la bonne gouvernance ».

Des populations de Dédougou appellent le gouvernement à prendre des mesures fortes pour assurer leur sécurité et celle de leurs biens. Elles l’ont fait savoir ce mardi 23 novembre 2021, à travers une marche spontanée dans les différentes artères de la ville. Au haut-commissariat, aucune autorité ne s’est présentée pour recevoir la déclaration des « alliés des FDS ». Mais, selon leur document dont nous avons obtenu une copie, les manifestants invitent les populations des villes et des campagnes à dire « non à un coup d’Etat » mais, à mettre en place des comités de vigilance dans les secteurs et les villages pour faire face à l’insécurité grandissante.

« L’avancée des terroristes ces derniers temps dans des villages situés à moins de 30 km de Dédougou fait dire aux populations que l’étau se resserre sur la capitale de la région. La population vit dans la psychose et attend une protection », peut-on lire dans le document. C’est pourquoi, les manifestants ont invité tous les Burkinabè à soutenir toutes les initiatives qui seront développées par les populations de la Boucle du Mouhoun afin de faire face à l’insécurité, « au lieu de demander la démission du président du Faso ».

« Nous ne demandons pas la démission du président du Faso. Nous sommes d’ailleurs contre les coups d’Etat. Nous ne voulons que la bonne gouvernance », a soutenu Cheick Omar Koné, porte-parole des marcheurs avant d’exiger de meilleures conditions de vie et des équipements pour les Forces de défense et de sécurité (FDS). « Nous sommes dépassés par les évènements. Nos frères FDS sont en train de mourir sur le champ des combats comme des poulets. Nous ne sommes pas d’accord. Ce qui nous remonte le plus, c’est que la faim les tenaille sur le terrain. C’est honteux pour une armée nationale », a regretté M. Koné. Les manifestants de Dédougou pointent également un doigt accusateur à l’armée française qui, selon eux, est le chef d’orchestre des attaques terroristes au Sahel. « Nous pensons que c’est l’armée française qui contribue à aggraver l’insécurité dans notre pays », a laissé entendre le porte-parole des marcheurs.

Adama SEDGO

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