Nouvelle équipe gouvernementale : Des nouveaux ministres s’expriment

A l’issue du Conseil des ministres de prise de contact du nouveau gouvernement, présidé par le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le mercredi 15 décembre 2021, à Ouagadougou, des membres du gouvernement ont donné leurs premières impressions à l’équipe de Sidwaya.

Hadizatou Rosine Sori/Coulibaly, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’extérieur : «Je m’inscris dans la dynamique du combat »

« Merci de me donner d’abord cette opportunité de remercier le président du Faso qui a pensé que je pouvais contribuer à la nouvelle dynamique qu’il veut donner au gouvernement. Je lui en suis très reconnaissante. C’est un retour certes, mais l’administration c’est ainsi. On part, on revient. Il est vrai que la situation actuelle du pays n’est pas facile. Le président du Faso l’a dit lors de son adresse à la Nation où il a décrit les enjeux. Il a parlé de gouvernement resserré et de combat, et je m’inscris dans cette dynamique ».


Fati Ouédraogo/Zizien, ministre du Genre, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire : «Ma stratégie sera une continuité »

« Ma stratégie sera une continuité avec juste beaucoup de renforcement. Nous allons prendre en compte les difficultés qui sont apparues entre temps et travailler à améliorer ce qui a été fait. C’est vrai qu’on a ajouté désormais le genre mais c’est juste pour dire qu’au Burkina on accorde beaucoup plus d’importance à cette question, notamment la réduction des inégalités entre les sexes ».


Moussa Kaboré, ministre de l’Agriculture, des Aménagements hydro-agricoles, de la Mécanisation et des Ressources animales et halieutiques : «Ma nomination est un défi »

« Ma nomination est pour moi un défi dans un contexte très chargé tant sur le plan socio politique que sécuritaire. Je voudrais remercier le président du Faso pour avoir fait confiance à ma personne dans ce contexte et j’ose espérer que les éléments en notre disposition nous permettront d’atteindre ces résultats avec les différents collaborateurs et les autres membres du gouvernement ».


Mathias Tankoano, ministre des Sports, de l’Autonomisation des jeunes et de l’Emploi : « L’emploi des jeunes est une priorité absolue »

« L’emploi des jeunes est une priorité absolue. C’est du reste pour cela que la dénomination du ministère est passée à l’autonomisation des jeunes, car l’Etat se doit de créer les conditions pour aider les jeunes à s’auto-prendre en charge. Il ne suffit plus qu’on passe le temps à dire que les jeunes ne veulent pas travailler. Je ne connais pas un jeune qui peut être fier d’être assis à la maison à ne rien faire. C’est donc à nous de créer les conditions pour que ces jeunes puissent à quelque niveau que ce soit développer des initiatives pour s’auto-employer. C’est une priorité absolue pour notre gouvernement. A trois semaines de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), nous devons travailler à ce que nos Etalons, dans ce moment difficile de notre pays, puissent aller représenter valablement le Burkina Faso. Ce sont donc des priorités absolues et dès la semaine prochaine nous aurons les instructions du Premier ministre par rapport à la feuille de route qui nous sera communiquée ».


Ollo Franck Kanzié, ministre des Infrastructures et du Désenclavement : « Relever le challenge en matière de désenclavement »

« Je remercie les plus hautes autorités du pays notamment le Président du Faso et le Premier ministre pour la confiance placée en moi pour accompagner le pays dans la mise en œuvre des actions de désenclavement interne et externe. J’ai accueilli ma nomination avec un sentiment de fierté. Fierté pour avoir été choisi pour accompagner le pays dans ce moment difficile. Et fierté de faire partie d’une équipe qui devra prendre toutes les décisions nécessaires afin de relever le challenge en matière de désenclavement et de poursuivre les chantiers qui ont été entamés ».


Alkassoum Maïga, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, porte-parole du gouvernement : «L’innovation peut partir du milieu rural »

« Je suis dans la continuité de mes missions de ministre en charge de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Vous constaterez que le mot scientifique qui était dans la dénomination de mon ministère a été enlevé. Le Premier ministre m’a expliqué qu’il fallait se convaincre que la recherche n’est pas seulement scientifique et que dans tous les secteurs de la vie, il y a la recherche.

Nous avons même des producteurs qui font de la recherche dans leurs champs, leurs étables et donc il faut qu’on intègre tout ce qui est processus de recherche. Au Burkina Faso, la recherche ne se fait pas forcément dans les laboratoires de recherche. L’innovation peut partir du milieu rural. C’est pour cela qu’on a décidé d’enlever le terme scientifique. Je vais continuer à gérer tout ce qu’il y a comme recherche, enseignement scientifique et innovation. Vous constatez également qu’on avait une ministre déléguée chargée de la recherche scientifique et de l’innovation qui n’est plus là.

La charge devient donc plus importante puisqu’on a ajouté la notion de porte-parole du gouvernement. Mon rôle n’est pas d’avoir le monopole de la parole du gouvernement. Je deviens plus au moins un chef d’orchestre. Quand c’est nécessaire que je m’exprime je le ferai et quand ce sera nécessaire qu’un autre collègue s’exprime, il le fera. Je crois que l’esprit de cohésion commande que ceux qui peuvent s’exprimer au mieux par rapport à une thématique puisse prendre la parole effectivement sous ma supervision et celle du Service d’information du gouvernement ».


Nana Fatoumata Benon/Yatassaye, Secrétaire Général du gouvernement et du conseil des ministres : « Le SG est la cheville ouvrière en matière d’administration du gouvernement »

« L’administration est une continuité et ma mission est de consolider les acquis de M. Stéphane Sanou qui a été à ce poste pendant trois ans. Avant lui également, il y a eu des gens et nous devons nous inscrire dans la continuité de leurs œuvres. Et surtout l’aspect de coordination parce que le SG est l’interface et la cheville ouvrière en matière d’administration du gouvernement.

C’est dans un esprit d’intelligence, de l’amour du travail bien fait, de consolidation des acquis et d’innovation que je prends cette fonction. C’est également avec une reconnaissance aux autorités et à tous mes collaborateurs qui ont travaillé avec moi avant et qui travailleront avec moi. Je souhaite que l’équipe soit soudée et que nous puissions travailler conformément aux grandes orientations qui seront données par le chef de l’Etat et le Premier ministre ».

Propos recueillis par Soumaila BONKOUNGOU & Nadège YAMEOGO

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