Autonomisation des veuves des FDS : un centre d’éducation inauguré

L’initiatrice de Go Paga, Fadima Kambou, a traduit sa reconnaissance à la hiérarchie militaire qui l’accompagne dans ses initiatives.

Le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de brigade, Aimé Barthélemy Simporé, a présidé l’inauguration du centre d’éducation et de promotion sociale des armées et celui d’accompagnement et de loisirs des militaires blessés de guerre, le jeudi 28 avril 2022, à Ouagadougou.

Avec le soutien de partenaires, le centre d’éducation et de promotion sociale des armées est fonctionnel. Son inauguration est intervenue dans la matinée du jeudi 28 avril 2022, à Ouagadougou, dans l’enceinte du camp général-Sangoulé- Lamizana, sous la présidence du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de brigade, Aimé Barthélemy Simporé. Etaient également présents le chef d’état-major général des armées, le colonel-major David Kabré, des coopérants militaires et bien d’autres personnalités.

Le centre d’éducation et de promotion sociale des armées a été équipé et aménagé en collaboration avec l’association Go Paga et ses partenaires afin de permettre aux veuves de militaires tombés au front d’apprendre un métier comme la couture, la coiffure, la fabrication du savon et l’art culinaire. Ceci dans l’objectif de leur permettre d’être autonomes. Le directeur central de l’action sociale des armées, le colonel-major, Remi Kambou, a indiqué que la réhabilitation et l’équipement du centre sont une réponse aux fléaux inhérents au terrorisme afin d’offrir un cadre d’éducation et de formation aux familles de militaires et personnels civils du ministère en charge de la défense avec un accent particulier sur les veuves.

« Le centre d’éducation et de promotion sociale des armées que nous inaugurons aujourd’hui est la réalisation d’un rêve longtemps caressé par les différents directeurs centraux qui se sont succédé à la tête de la DCASA depuis 2014. Son inauguration ce jour est pour nous une victoire d’étape qui ouvre la voie pour d’autres combats comme l’atteinte des objectifs et sa pérennité », a déclaré le colonel-major Remi Kambou. A l’entendre, le centre a été réalisé en 2017 sur le budget des forces armées nationales à hauteur de 116 millions F CFA. Il a précisé que les autres volets que sont l’équipement et le fonctionnement ont souffert de difficultés budgétaires à cause de la remobilisation des moyens vers la lutte contre le terrorisme.

« C’est grâce au projet de GO Paga piloté par Mme Kambou Fadima, à travers son programme d’autonomisation des veuves de militaires tombés sur le champ de combat contre le terrorisme, avec le soutien de ses partenaires techniques et financiers tels que le groupe Coris Bank, Afrika Distribution, le styliste et modéliste, Sébastien Bazémo, la Mutuelle des forces armées nationales (MUFAN), Yeleen Assurance et bien d’autres que le centre a été convenablement équipé », a détaillé le directeur central de l’action sociale des armées. Aux dires du colonel-major Remi Kambou, le centre offre actuellement une formation professionnelle aux veuves en couture, cuisine, saponification et coiffure pour une durée de six mois avec une phase d’installation et de suivi d’une durée de 18 mois.

Une symbolique de résilience

Les veuves de militaires tombés au front apprennent des métiers
dans le centre d’éducation et de promotion sociale des armées.

« L’idée de regrouper les femmes de nos vaillants soldats autour d’un centre de formation, dans l’enceinte même de l’action sociale des armées répond au besoin de construire une symbolique forte de résilience. C’est un second foyer pour leur reconstruction et un message fort à l’endroit de nos vaillants soldats qui défendent jour et nuit l’intégrité des terres ocres du Burkina », a déclaré l’initiatrice de GO Paga, Fadima Kambou. Elle a indiqué que sa structure envisage l’ouverture d’autres centres dans des localités comme Kaya, Koudougou, Bobo-Dioulasso et Ouahigouya.

Elle a indiqué que 67 veuves sont présentement en formation au centre et environ 20 enfants de 0 à trois ans sont gardés à la crèche. « Nous avons scolarisé 300 et donné des enveloppes financières à ceux qui étaient dans des écoles privées. Nous avons octroyé une assurance santé à 540 orphelins. Comme leurs mamans doivent venir au centre, nous avons mis la crèche pour les tout-petits », a-t-elle confié. Par la suite, les autorités se sont déportées au centre d’accompagnement et de loisirs des blessés de guerre financé par la fondation Coris Bank et d’autres partenaires à hauteur de 18 millions F CFA.

C’est un cadre qui offre un moment de détente aux blessés et une possibilité de formation. Le ministre en charge de la défense, le Gal de brigade, Aimé Barthélemy Simporé, s’est réjoui de ce qu’il a pu voir dans le centre d’éducation et de promotion sociale des armées. « Ce que nous avons pu voir dans ce centre est extraordinaire. Ce sont des idées qui ont été concrétisées et qui permettent aux familles de soldats de bénéficier d’un accompagnement pour leur promotion sociale. Ce centre montre à quel point ceux qui ont conduit ce projet ont un grand cœur.

Je remercie Mme Kambou, l’association go paga, une dame au grand cœur et son mari, pour cette grande œuvre qui va permettre à la direction de l’action sociale des armées de jouer pleinement son rôle dans toutes les dimensions sociales », a-t-il souligné. Le directeur général de la fondation Coris Bank, Emmanuel Sawadogo, a dit sa satisfaction d’avoir accompagné la mise en place de toute initiative en faveur des veuves de militaires et des blessés de guerre.

Karim BADOLO

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