Lutte contre le paludisme et les hépatites B et C : l’INSD lance une enquête sur les indicateurs

L’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), en collaboration avec le ministère de la Santé , a lancé l’enquête sur les indicateurs du paludisme et des hépatites B et C au Burkina Faso (EIPH-BF 2026), mardi 29 septembre 2026 à Ouagadougou.

Le paludisme demeure l’une des principales causes de consultation, d’hospitalisation et de décès au Burkina Faso.
Parallèlement, les hépatites virales B et C constituent une préoccupation croissante de santé publique. Afin de disposer de données actualisées, fiables et représentatives aux niveaux national et régional sur ces maladies, l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), en partenariat avec le ministère de la Santé, a lancé l’enquête sur les indicateurs du paludisme et des hépatites B et C au Burkina Faso (EIPH-BF 2026), mardi 29 septembre 2026 à Ouagadougou.

Cette enquête vise à évaluer les progrès réalisés dans la lutte contre ces maladies et orienter les politiques et les programmes de santé. « Les informations disponibles proviennent de sources diverses, parfois anciennes et n’offrent pas une mesure récente intégrée de ces maladies pour l’ensemble du pays », a expliqué le directeur général de l’INSD, Toubou Ripama.

La collecte des données se déroulera du 30 septembre au 29 novembre 2026 dans les 17 régions du Burkina Faso. Elle sera réalisée à l’aide de tablettes, avec une transmission régulière des données au serveur central de l’INSD. Selon Toubou
Ripama, ce dispositif va permettre d’assurer un contrôle rapproché de la qualité des données tout au long de l’opération. Au total, 206 agents, dont des chefs d’équipe, des enquêteurs et des agents chargés des biomarqueurs, préalablement formés et répartis en 40 équipes, vont être déployés dans les ménages.

Une opportunité de dépistage et de prise en charge

Le DG de l’INSD, Toubou Ripama, a invité les populations à réserver un bon accueil aux équipes de terrain, identifiables grâce à leurs gilets et badges officiels.

« L’enquête couvrira environ 7 800 ménages, répartis dans 300 zones de dénombrement, dont 16 sites accueillant des personnes déplacées internes, afin qu’aucune frange de la population ne soit laissée de côté. Elle permettra d’interroger plus de 13 000 femmes ainsi que 5 000 hommes et femmes âgés de 15 à 64 ans, de tester plus de 15 500 enfants de 6 mois à 9 ans pour le paludisme et plus de 12 000 adultes pour les hépatites B et C », a-t-il précisé.

Les résultats de l’enquête, a-t-il annoncé seront présentés en mai 2027.
La participation à cette enquête est volontaire. Aucun prélèvement ne sera effectué sans le consentement éclairé des participants. Le matériel utilisé sera stérile et à usage unique. Le directeur général de l’INSD a également rassuré les populations quant au respect des principes éthiques, notamment en ce qui concerne les prélèvements sanguins nécessaires à la réalisation de l’enquête.

Pour le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou, cette enquête traduit la volonté du département d’élargir sa vision de la santé publique en prenant en compte l’ensemble des pathologies, qui affectent la santé des populations. « Les résultats de cette enquête nous permettront, pour la première fois, de disposer d’une estimation représentative de la prévalence des hépatites B et C au Burkina Faso, un indicateur indispensable pour orienter nos stratégies de prévention, de vaccination et de prise en charge », a-t-il indiqué.

Le ministre de la Santé a rassuré les participants que toute personne dont le test se révélerait positif, que ce soit au paludisme ou l’une des hépatites virales recherchées, bénéficiera d’une prise en charge conformément aux directives appropriées.
« Cette enquête n’est donc pas qu’un exercice statistique. Elle constitue, pour les populations qui y participeront, une véritable opportunité de dépistage et, en cas de résultat positif, d’accès aux soins », a-t-il insisté.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO
Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.