Souveraineté alimentaire dans l’espace AES : harmoniser les stratégies et les textes règlementaires

Le SG du ministère chargé de l’Agriculture du Burkina Faso, Gaoussou Sanou : « les populations des pays membres de l’AES tirent directement leurs moyens de l’agriculture ».

Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques du
Burkina Faso, Gaoussou Sanou, a présidé la rencontre d’échanges et de concertation réunissant des experts des systèmes semenciers du Burkina, du Mali et du Niger, mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou.

Les pays membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES) recherchent des bases solides d’un système semencier confédéral harmonisé pour renforcer la souveraineté alimentaire. En effet des experts des systèmes semenciers du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont réunis, mardi 3 novembre 2026, à Ouagadougou dans l’optique d’harmoniser les stratégies et les textes règlementaires. C’est le Secrétaire général (SG) du mi-nistère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques du Burkina Faso, Gaoussou Sanou, qui a présidé cette rencontre d’échanges et de concertation.

Cet atelier confédéral de validation sur l’amélioration de la souveraineté semencière dans l’espace AES a connu également la participation du SG du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage du Niger, Ousman Abdou et du conseiller technique du ministre chargé de l’Agriculture du Mali, Tiéman Traoré. Durant quatre jours, les participants devraient étudier et valider le rapport des horizons du secteur semencier confédéral, le document de la stratégie de développement, les textes réglementaires devant régir les semences agricoles, animales et halieutiques. L’objectif visé par la réunion est d’accroître les productions agricoles, animales et halieutiques afin d’atteindre la souveraineté alimentaire et nutritionnelle à l’horizon 2031, a indiqué le SG du ministère chargé de l’Agriculture du Burkina Faso. Pour Gaoussou Sanou, la majorité des populations des pays membres de l’AES tire directement ses moyens d’existence du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique.

Dès lors, a-t-il poursuivi, rendre ces secteurs stratégiques plus productifs et compétitifs demeure un défi majeur à relever absolument d’où l’élaboration d’une stratégie de développement du secteur semencier. « Les semences et souches améliorées comptent parmi les facteurs déterminants en ce sens qu’elles contribuent pour environ 40% de la constitution des rendements. Par conséquent, leur disponibi-lité, leur qualité et leur accessibi-lité doivent être garanties », s’est-il convaincu.

Une initiative porteuse d’espoir

Le SG du ministère chargé de l’Agriculture du Niger, Ousman Abdou, a indiqué que la semence constitue la base de la production agricole.

Pour le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage du Niger, Ousman Abdou, cette initiative est porteuse d’espoir pour la libération de l’espace AES, car, a-t-il souligné, la semence constitue la base de la production agricole, mais aussi elle constitue l’élément nuisible à partir duquel on peut s’intoxiquer. « Nous avons le devoir d’asseoir un système robuste dans notre espace pour sécuriser la semence, créer un stock de sécurité semencière qui nous permettra réellement de garder la souveraineté alimentaire », a-t-il relevé. Il a formulé le vœu que le document final puisse répondre aux attentes non seulement des autorités mais aussi des acteurs qui sont concernés à la base. « Il faut que ce bébé aille loin et qu’il soit directement vendable », a souhaité Ousman Abdou.

Selon le président de l’Alliance des producteurs semenciers du Sahel (APSS), Inoussa Ouédraogo, la souveraineté semencière commence par une semence de qua-lité. « C’est essentiel que nous puissions nous approprier ce document et marquer également notre engagement pour soutenir la production semencière, gage de souveraineté alimentaire dans l’espace AES », a-t-il soutenu. La stratégie de développement du secteur semencier se justifie par le protocole additionnel au traité portant création de la confédération de l’AES, relatif aux actions de développement ainsi que la mise en œuvre de la feuille de route pour assurer la souveraineté semencière confédérale.

Mariama Claire Mandomba LOMPO

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