Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a organisé la cérémonie de lancement du Réseau national des responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) et des points focaux cyber (REN-CYBER) des ministères et institutions, vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.
Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électro-niques renforce la sécurité des systèmes d’information au sein des administrations et des institutions publiques. A cet effet, il a mis en place le Réseau national des responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) et des points focaux cyber (REN-CYBER). La cérémonie de lancement a réuni des experts du domaine, vendredi 23 octobre 2026, à Ouagadougou.
Le secrétaire général du ministère chargé de la Transition digitale, Borlli Michel Jonas Somé, a rappelé que la sécurisation des systèmes d’information constitue désormais une exigence incontour-nable de la transformation numérique du Burkina Faso. Selon lui, la création de ce réseau vise à instaurer un cadre de concertation et de coordination pour renforcer la sécurité numérique des administrations et des institutions publiques. « La transformation digitale ne saurait se limiter à la dématérialisation des procédures et
à la modernisation des services. Elle doit également s’accompagner d’une maîtrise accrue des risques, d’une protection efficace des actifs numériques et d’une préservation de la souveraineté numérique nationale », a-t-il déclaré.
Pour le directeur général de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI), Oumarou Sanou, le numérique joue un rôle croissant dans la productivité des services publics et la conduite des politiques de développement. Toutefois, cette évolution s’accompagne d’une augmentation des risques cyber, notamment la compromission des comptes, l’hameçonnage, les rançon-giciels et les fuites de données, a-t-il expliqué. Face à ces menaces, des dispositions techniques et réglementaires ont été prises pour protéger le cyber-espace, d’où la mise en place de ce réseau. Selon Oumarou Sanou, celui-ci vise à créer un cadre permanent de concertation, de partage d’informations et de renforcement mutuel des capacités entre les structures parapubliques, les acteurs privés et
les organismes disposant d’infrastructures critiques. « Ces acteurs vont être le relais de l’ANSSI auprès des ministères et insti-tutions pour participer au renforcement de la sécurité des systèmes d’information dans ces structures », a-t-il précisé.
Sécuriser les plateformes de l’administration
Les membres du réseau auront notamment pour mission de contribuer à la sécurisation des plateformes numériques mises en place par l’administration avant leur mise à la disposition des usagers. « Dans ce processus de mise en exploitation, il y a des audits de sécurité et des recommandations qui sont faites. C’est le RSSI qui est chargé de suivre l’état de mise en œuvre de
ces recommandations afin qu’on puisse sécuriser les plateformes et les mettre au service des usagers », a expliqué Oumarou Sanou. Il a souligné qu’il appartient à chaque responsable de promouvoir une culture de prévention, de veiller à l’application des consignes de sécurité dans les projets numériques et de soutenir la mise en œuvre des mesures collectives nécessaires. Le directeur général de l’ANSSI a également annoncé que des formations seront dispensées aux membres du réseau afin de renforcer leurs capacités. Pour le respon-sable de la sécurité des systèmes d’information de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), Justin Mathias Meda Drabo, cette initiative constituera un cadre de collaboration et de partage d’expériences permettant aux membres de mieux sécu-riser les systèmes d’information de leurs organisations et d’anticiper les menaces.
Mariama Claire MANDOMBA LOMPO



