
L’Ecole normale supérieure (ENS) organise du 28 au 30 octobre 2026 son 2e colloque international à Ouagadougou. La cérémonie d’ouverture a eu lieu le mercredi 28 octobre dernier.
Le développement durable et inclusif demeure un sujet d’actualité au Burkina Faso. Ainsi donc, pour apporter leur contribution aux réflexions sur la question, les intellectuels et professionnels du Burkina Faso se sont donnés rendez-vous au colloque international de l’Ecole normale supérieure (ENS) qui se tient du 28 au 30 octobre 2026. Pendant 3 jours, les chercheurs, enseignants-chercheurs, étudiants et acteurs du monde éducatif seront reunis pour échanger sur le thème : « Sciences, technologie et éducation : quelle synergie pour un développement durable et inclusif ? ».
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le directeur général de l’ENS, Pr Ousseni So. Selon lui, ce thème a été choisi afin de mener une réflexion pour que les produits mis sur le terrain par l’université soient directement employables. « Très souvent, on pense que l’université ne forme que des chômeurs. Et pourtant, il y a quand même une certaine adéquation à faire entre ce que l’université fait et ce que l’entreprise veut », a-t-il expliqué.
Qu’il s’agisse de l’intelligence artificielle, de la numérisation des apprentissages, du changement climatique ou de l’endogénisation des curricula, a-t-il poursuivi, leur responsabilité académique est d’outiller des citoyens critiques, autonomes et enracinés dans une réalité locale. Le Pr So a également indiqué que l’appel à candidatures pour ce colloque a rencontré un niveau formidable. « Nous avons enregistré plus de 300 propositions et 271 résumés, répartis sur six axes majeurs », s’est-il réjoui.
Se préparer aux défis de son temps
Le directeur général de l’ENS a, en outre, laissé entendre que pendant trois jours, les réflexions seront nourries par des sessions parallèles, des présentations de posters et un panel d’ouverture stratégique sur les partenariats entre universités, entreprises et pouvoirs publics.
Le vice-président chargé de la recherche scientifique et de la coopération universitaire de l’université Norbert-Zongo, le Pr Isidore Yaméogo, au nom de la présidente, marraine de la cérémonie, a indiqué que l’éducation sans les sciences ne répond pas aux défis du moment.
« De l’alliance entre l’éducation et les sciences naissent les compétences, l’innovation et un développement réel, réellement inclusif »,
a-t-elle ajouté. Pour lui, ce cadre de réflexion s’inscrit dans la vision de la Révolution progressiste populaire portée par le président du Faso et se traduit par la modernisation des infrastructures universitaires, le développement du numérique et le renforcement de la formation technique et professionnelle. Il a par ailleurs invité la communauté scientifique à relever le défi pour faire un savoir utile ancré dans les réalités et ouvert sur le monde.
Wendyam Pascaline KALMOGO


